Hier soir, j’ai mis mon téléphone portable en recharge puis je suis sorti en l’oubliant sur la table.

Une fois arrivé au restaurant, je me suis aperçu de cet oubli.

Quand je m’en suis rendu compte, j’étais énervé car je ne pourrai pas être joignable, je ne saurai pas si je reçois un appel ou si je reçois un message ou un mail.

Mais au final, j’ai été surpris par le résultat de l’expérience car ma réaction a été totalement différente et inattendue : je me suis senti libre !

Oui, hier soir, je me suis senti libre.

Je ne pouvais pas aller regarder mon téléphone toutes les 3 minutes. Et contrairement à ce que j’aurais pu penser, cela ne m’a pas manqué.

Cela m’a même soulagé.

C’est comme si on m’avait enlevé un boulet du pied. C’est con, c’est un boulet que je m’étais mis tout seul !

Personne ne m’oblige à prendre mon téléphone sur moi en permanence et personne ne m’oblige à vérifier mes mails tout le temps.

Pourtant c’est ce que je fais alors même que je ne ressens pas de manque si je ne reçois pas de message. Je n’ai pas ce besoin d’être appelé ou de recevoir un message.

C’est juste une habitude que je me suis créé tout seul.

C’est d’ailleurs une habitude que j’ai déjà connu dans le passé lorsque je portais une montre.

Lorsque j’avais une montre à mon poignet, je passais mon temps à regarder l’heure. Tout le temps. Alors que je n’avais pas besoin de le faire. C’était juste une habitude.

Et là, je fais pareil avec mon téléphone portable.

je regarde tout le temps mon téléphone pour voir si j’ai reçu un message ou un mail.

Je le fais à mon réveil, dans les transports, au boulot, au lit (vive l’amour), lors de mes repas, dans les toilettes (ok, dans les toilettes, cela peut être utile si vous n’avez pas de revue à lire… 😉 ).

Alors j’ai décidé de réitérer régulièrement l’expérience de laisser mon portable à la maison le soir.

Etant en couple, je ne le ferai que lorsque je serai en soirée avec ma copine.

Je pourrai très bien passer une soirée sans mon portable lorsque je ne suis pas avec ma copine.

Elle ne m’appelle jamais et je fais de même quand elle sort avec ses amis. C’est une marque de confiance.

Mais c’est juste au cas où il se passerait quelque chose, je préfère avoir mon portable sur moi pour prévenir ma copine ou être prévenu.

Je pense également mettre mon portable dans une autre pièce de l’appartement tous les soirs.

J’ai d’ailleurs découvert que le fait de se déconnecter volontairement d’Internet pour se ressourcer était un phénomène qui commençait à s’installer en France.

Digital detox : le besoin de se déconnecter

C’est ce qu’on appelle la digital detox (désintoxication digitale), le besoin physique et mental de se déconnecter.

Ce phénomène n’est pas nouveau.

On le retrouve en 2011 avec la BD « Un an sans Internet, journal d’une expérience » de Ced et plus tard avec le livre de Thierry Crouzet « J’ai débranché: Comment revivre sans internet après une overdose » où un journaliste high-tech épuisé par 15 ans d’hyperactivité en ligne raconte sa cure de désintoxication digitale.

A l’heure actuelle, des entreprises proposent même des stages antistress et des séjours pour se désintoxiquer (exemple : Le château La Gravière ) qui propose un séjour digital detox pour revenir à l’essentiel.

Pendant le séjour, les téléphone portables, ordinateurs, tablettes, etc.. ne sont pas autorisés. En revanche, on dispose de livres, de jeux de cartes, de papiers et stylos.

Bref, on revient à une époque où, faute d’écrans et de claviers à manipuler, on s’orientait vers des activités plus manuelles.

On peut aussi trouver des séjours spa sur le même modèle (ex : l’hôtel spa Les Célestins à Vichy) qui propose bien sûr des massages, des bains relaxants, et tout un tas de soins qui permettent de profiter du moment présent sans être connecté !

Digital detox : pour redécouvrir la vraie vie

Hormis le stress, il y a un autre avantage à être moins connecté, on est plus enclin à communiquer avec notre entourage immédiat.

Car vous l’avez sans doute remarqué : on ne demande plus notre chemin aux passants lorsqu’on cherche une rue, on regarde google maps.

On communique moins de manière orale, même avec nos potes dans des bars ou restos.

On trouve de plus en plus de personnes qui se voient dans un lieu public et qui restent collés à leurs écrans.

J’avais d’ailleurs écrit un article à ce sujet : décolle les yeux de ton portable et parle moi !

C’est l’opposé de la mentalité des pubs et bars où les gens se parlent au bar sans se connaître.

On se coupe du monde, on s’enferme dans notre bulle plutôt que d’être avec les personnes qui nous entourent.

Lors d’un séjour à l’étranger, je suis tombé sur un tableau dans un pub qui indiquait :  « Non, nous n’avons pas le wifi. Parlez aux gens !!! »

Digital detox : No wifi talk to people
Non, nous n’avons pas le wifi. Parlez aux gens !!!

D’après Rémy Oudghiri, ancien directeur du département tendances et prospective d’Ipsos, qui a publié en 2013 « l’art et les bienfaits de se déconnecter un peu », se déconnecter permet également d’être plus créatif et plus efficaces que ceux qui restent connectés en permanence.

En ce qui me concerne, j’avais remarqué être plus créatif avec un cahier et un stylo que derrière mon ordinateur.

Et j’avais également remarqué que d’avoir mon portable proche de moi nuisait à ma concentration.

Avec les alertes messenger, whatsapp et compagnie, on est en permanence interrompus.

On peut être coupé dans une conversation, en regardant la télé, en se reposant tranquillement (c’est à dire en profitant du moment présent), en écrivant, en étant concentré sur un sujet, bref ça fout la grouille quoi 🙂

Non, je ne fustige pas les nouvelles technologies.

Je trouve que les progrès ont amené des avantages indéniables et je ne serai pas aujourd’hui en train de vous écrire si Internet n’existait pas.

Mais à trop être connecté, on en oublie que ce ne sont pas des écrans et des notifications qui feront notre bonheur.

Derrière un écran, lorsque nous sommes interconnectés avec de nombreuses personnes sur les réseaux sociaux, on pense ne pas être seul mais on l’est physiquement.

Et si on est dans une pièce avec des potes, on n’est plus avec eux, on est loin de là.

Nous ne devons pas perdre le contact humain, la communication en vis à vis. Ce sont ces relations qui nous rendent le plus heureux.

Lorsque l’on parle à quelqu’un, les yeux dans les yeux, qu’on l’écoute attentivement, qu’on perçoit les sons autour de nous.

Skype, c’est sympa, mais ça ne remplacera jamais le contact humain.

Alors vive la digital detox !

Et vous, êtes-vous un accro à la technologie, à votre smartphone et à vos mails ?

Est-ce une catastrophe si vous n’avez pas votre smartphone sur vous ?

Est-ce que quand vous êtes avec vos potes, vous les écoutez ou êtes-vous perdu dans votre téléphone mobile à lire vos messages ou à regarder vos notifications Facebook ?

Pensez-vous que le concept de digital detox est intéressante et pensez-vous être capable de l’appliquer, ne serait-ce qu’une journée ?

N’hésitez pas à me donner votre avis, il m’intéresse 🙂

Sandrino

6 Commentairs

  1. Salut Sandrino,

    Merci pour ton article. Je partage tes idées et je m’empresse de transférer cet article à mon mari qui est tout le temps connecté comme tu disais au réveil, aux toilettes, au lit bref tout le temps! Il trouve que ça va car effectivement on sort plus alors qu’avant il larvait devant la télé après le boulot mais l’addiction a pris juste une autre forme plus mobile et donc plus présente ! Encore merci et bonne continuation 🙂

    • Salut Smahen !
      Merci pour ton commentaire.
      J’espère que mon article ne va pas créer des tensions dans ton couple 😉
      Bonne soirée et à bientôt.
      Sandrino

  2. Merci pour cet article Sandrino!
    Le problème ce sont ces habitudes qui enferment notre esprit, nous coupent des autres et nous font perdre un temps monstre. Vive la digital detox, vive le changement!

  3. Bonjour Sandrino,

    Super article 😉 Il m’arrive très souvent d’observer les gens au restaurant ou dans des lieux publics et ils ont la plupart du temps le nez vissé sur leur téléphone même s’ils sont accompagnés. J’ai l’impression qu’on accorde davantage d’importance à nos relations virtuelles que réelles. Combien d’amis facebook sont des amis que l’on voit en réalité? Pas tant que cela je pense et c’est dommage. Vive la digital detox 😉

    Bonne journée

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