15 témoignages de relations toxiques avec des pervers narcissiques

Vous trouverez sur cette page des témoignages de personnes ayant eu une relation toxique avec un(e) pervers narcissique (alias PN).

Ces témoignages sont structurés à travers des questions qui vous permettront de comprendre comment commence une relation avec un PN et comment elle évolue avec le temps.

Vous verrez ainsi l’évolution de la relation, du début de la relation jusqu’à la rupture et ce qui suit la rupture.

Vous identifierez également la personnalité d’un pervers narcissique et vous saurez comment vous devez agir et surtout, ce que vous devez éviter de faire.

A noter que les PN sont particulièrement attirées par les personnes qui manquent de confiance en elles, qui ont une basse estime d’elles, et qui sont en dépendance affective.

J’ai prévu d’écrire un court article sur les pervers narcissiques en plus de ces témoignages. Si vous êtes abonné à mes emails, vous recevrez cet article complémentaire.

Voici maintenant ces témoignages. Certaines personnes ont souhaité prendre un pseudo et d’autres ont souhaité garder leur prénom.

1) Comment se passait votre relation au tout début de votre histoire avec ce pervers narcissique ?

Isabelle : Tout allait bien…Un couple très fusionnel. Il était très attentionné. Je n’avais jamais vu un homme aussi à l’écoute de mes besoins.

Cristina : Au debout, j’étais heureuse et reconnaissante d’avoir rencontré enfin une personne qui s’intéressait à moi, si attentif, si à mon écoute. Il arrivait juste au bon moment avec les mots que j’avais besoin d’entendre. Pour mon entourage, c’était juste une évidence, on était faits l’un pour l’autre.

Mandy : Au début, il était parfait, des fleurs, des petits mots, toujours une petite attention, des compliments C’était la première fois que je vivais une telle symbiose dans une relation. Les mêmes envies d’avenir, c’était parfait.

Elisa : Je le trouvais fascinant, différent mais aussi très gentil et drôle. Il a très vite voulu qu’on parte en week-end tous les deux, m’a très vite dit « je t’aime », m’a dit qu’il voulait s’engager, qu’il était sérieux et fiable.

Julia : Au début il se montrait attentif, prêt à tout pour me faire plaisir et me rendre heureuse. Il m’a invité dans un grand restaurant étoilé, pour me montrer son style de vie, indiquant que je ne méritais pas moins. Il m’a offert de beaux ensembles de sous-vêtements, m’envoyait des fleurs, de jolis messages plein d’amour. Il me complimentait sur mon physique, disant très souvent combien il était fier d’être avec une belle femme comme moi. Il disait que c’était moi qu’il attendait depuis toujours, qu’on était fait pour être et vivre ensemble. Il m’assurait de ses qualités, un homme fidèle, attentif, prêt à tout pour me faire plaisir. Tout cela me plaisait. Je n’ai jamais été habituée à tant d’attention, de cadeaux, de compliments. Il me faisait me sentir femme, désirable.

Charlotte : J’avais l’impression de ne jamais avoir rencontré quelqu’un qui me ressemble autant. Un vrai coup de foudre ! J’ai d’ailleurs décidé de quitter mon mari en quelques semaines (ma relation n’était de toute façon pas épanouissante, cela serait arrivé avec ou sans cette rencontre)

Caroline : Notre relation a débuté de manière très agréable. Il montrait son interêt pour construire une relation durable. Il était très attentionné, présent, galant, très doux et à l’écoute.

Angie : Au début tout était beau, il me comblait de cadeaux, des sorties improvisées. Une vie rêvée.

Valérie : Au début, c’était super. Il était si prévenant et élégant dans son attitude envers moi. Il m’envoyait des messages, se montrait disponible. Plein de promesses et de belles paroles.

Jean : Le début était parfait, idyllique. Ma femme était très amoureuse et totalement dévouée, presque trop.

Phoenix : Idyllique

Nita : Une relation très fusionnelle.

Valentina : La relation était purement idyllique. J’avais retrouvé le plaisir d’exister comme un enfant le ressent avec ses parents.

Marine : Il s’est montré très présent, beaucoup dans l’écoute, beaucoup dans la communication et l’empathie. Mais il s’adaptait à mes attentes. A ce moment, je traversais une période très significative qui me laissait vulnérable (explosion de mon enfance, suicide d’un proche, maladie parents… beaucoup de choses à porter à 20 ans seulement). Il a aussi montré qu’il n’avait pas eu un passé très simple, mais qu’il voulait mieux pour le futur. Il réveillait l’espoir en moi et cette volonté de construire.

Elishean : Au début de notre histoire, la relation se passait sans encombre dans le respect de l’un de l’autre avec d’agréables partages.

2) Est-ce qu’il y avait des choses qui vous paraissaient bizarres ou étranges dans son comportement dès le début ? Et comment les aviez-vous interprétées à ce moment-là ?

Isabelle : Moi, je ne voyais rien. Il faut croire que l’amour rend aveugle. Par contre, mon frère et ma sœur qui sont un peu plus âgés que moi, avaient décelé quelque chose de bizarre. Comme si c’était trop beau pour être vrai. Il était trop gentil envers tout le monde. Ils n’avaient pas confiance en lui.

Cristina : Il racontait ses expériences précédentes en travail ou en amour comme s’il n’avait pas eu vraiment de chance. Cela finissait au tribunal, soit il était persécuté, soit exploité. La maman de ses enfants était une vilaine sorcière qui l’avait fait souffrir. Je me disais que c’était injuste tout ce qu’il avait souffert, lui si bon, si gentil. Il parlait souvent de lui, mais je me disais que c’était normal parce que l’on faisait connaissance. On a fait le tour de mes amis mais j’ai rarement rencontré un de ses amis. Il disait qu’il avait déménagé pas mal de fois. Il était pressé pour se marier. Cela correspondait tellement à mes attentes, deux mois après, il m’a proposé en mariage et on s’est mariés six mois après avoir fait connaissance.

Mandy : Je savais qu’il avait un petit penchant pour l’alcool et la fumette, je voulais l’aider à arrêter. Il se montrait assez jaloux. Au début je trouvais ça mignon et c’est vite devenu pesant car je devais lui prouver que je ne le trompais pas. Il vérifiait mon téléphone régulièrement. Je mettais ça sur le compte de l’alcool. Il passait devant chez moi plusieurs fois par jour quand on n’était pas ensemble.

Elisa : Rien n’était bizarre. Il me paraissait simplement différent, inclassable. Je savais qu’il avait un passé difficile avec la drogue, qu’il avait été très marginal mais il s’en était sorti et semblait s’être rangé.

Julia : C’est quand j’ai rencontré ses enfants. Il tâchait de se contenir pour ne pas leur crier dessus. Il leur parlait mal. Parfois il s’énervait très fort en les grondant. Il les affublait de surnoms ridicules et humiliants. Puis il a commencé à me parler de ses nombreuses souffrances d’enfance. Sans jamais me dire de quoi il avait souffert. Il m’a dit que son ex l’avait beaucoup fait souffrir malgré tout ce qu’il a fait de bon pour elle. Il m’a confié de nombreux éléments obscurs et inquiétants qui l’ont fait souffrir , sans jamais donner de détails, en restant dans le flou, le faisant persister comme un héros. Il m’a indiqué que parfois il faisait des choses sous une emprise et qu’après il ne se souvenait de rien. Je trouvais que c’était un homme qui avait beaucoup souffert et que je devais lui offrir beaucoup d’amour, que je devais essayer de le faire parler pour lui faire extirper ces souffrances. Que mon rôle était de l’aider à aller mieux. En même temps, toutes ces aventures faisaient penser à un film de cinéma et sortaient de l’ordinaire.

Charlotte : Il insistait très fort pour que nous emménagions très vite ensemble. Je voulais avoir le temps de retrouver un équilibre avec mes enfants avant cela mais il insistait beaucoup. J’essayais de tenir bon mais j’avais droit à des jours de bouderies. Par ailleurs, nous avions croisé son ex femme un jour, qui avait fait une crise d’hystérie (en montant sur le capot de la voiture, en hurlant, en essayant de le frapper…) et elle m’avait dit « tu verras, toi aussi, il te rendra folle, il trouvera tes faiblesses et s’en servira contre toi… ». Cette phrase est toujours restée dans un coin de ma tête, heureusement.

Caroline : Il me paraissait parfois très précautionneux, et d’un coup adopter un comportement sans gêne. Ou bien se renfrognait quand ma réponse à une question ne paraissait pas rentrer dans sa logique puis il revenait rapidement à un comportement agréable. J’interprétais ce genre de choses comme de la maladresse ou des petits sautes d humeurs passagers et sans gravité.

Angie : J’ai été une fois chez une voisine et entre temps, il est arrivé pour venir me voir. Il était énervé que je n’étais pas là et m’a presque repoussée quand j’ai voulu lui faire un câlin. Je me suis dit qu’il était juste énervé parce qu’il y avait une casserole sur le feu et l’eau bouillait et moi je n’étais pas là pour surveiller.

Jean : Elle a voulu que je détruise toutes les photos de mes ex, et les album photo de mes voyages. De plus, notre mariage sans contrat, c’est à dire en communauté réduit aux acquêts l’embêtait beaucoup, car elle savait que ma maison ne lui appartenait pas.

Phoenix : Pendant les dix premières années, il y a eu quelques couacs ‎où pour une broutille, il me hurlait dessus, m’insultait. Je pleurais beaucoup, mais après il était de nouveau si gentil que je me disais que tous les couples vivaient ce genre de moments.

Nita : Nous avons eu très rapidement des disputes très fortes, exténuantes, quelque chose que je ne pense pas avoir expérimenté auparavant. L’impression, parfois, de devenir folle à ces occasions, une sensation d’impuissance de me faire comprendre ou respecter. Sa façon de parler toujours en « je » à des tiers quand il s’agissait d’un « nous » (par exemple des choses que nous avions réalisées ensemble ou qui nous appartenaient ensemble). Il ne me laissait pas aller dormir le soir selon mon rythme et me reprochait d’être toujours fatiguée. Dans notre sexualité, il était peu concerné par mon plaisir ou même par mon désir, pouvant devenir furieux si je refusais ou ralentissais, me comparant à son ex. Quand j’ai su qu’il m’avait trompée c’est lui qui a crié et m’a reproché la façon dont je l’avais découvert. Il y avait quelque chose qui ne me paraissait pas logique dans ce raisonnement, mais je ne voyais pas quoi. Comment j’ai interprété tout cela ? Pour moi c’était surtout incompréhensible, un étonnement sans bornes, et une bataille permanente pour essayer de faire entendre mes besoins ou mon avis.

Valentina : J’ai pu constater que son comportement ne correspondait pas à ce qu’il « revendiquait » telles que des façons d’aider son prochain, prendre soin de soi, etc. Mais je continuais la relation car je voulais vraiment m’en convaincre bien que j’avais en moi une déception face aux promesses non tenues sur des projets qu’il m’avait fait miroiter (partir en Italie, sorties, etc. )

Marine : il avait des réactions violentes qu’il justifiait. Je trouvais qu’il s’énervait trop sur les autres. Toujours des problèmes contre lui. Toujours lui la victime. Un jour, je parlais avec son coloc et j’ai été très sèchement sommée d’arrêter ce genre de comportement car il avait été trompé par le passé. Je pouvais comprendre, mais pas cette intensité, cette violence qui était en décalage avec moi. Et progressivement, je passais au second plan, mes ressentis n’étaient pas légitimes, j’étais une femme (très misogyne de base).

Elishean : Les premiers dérapages se sont très rapidement manifestés, à savoir au bout d’un mois à peine où il s’est montré soupe au lait, impulsif cherchant à me contrôler. Moi j’ai immédiatement vu cela d’un très mauvais œil. Mais cependant, dû au fait que je voulais tellement que notre histoire fonctionne j’ai accepté de passer l’éponge.

3) A quel moment dans votre relation votre partenaire a-t-il (ou elle) changé de comportement ?

Isabelle : Ça s’est fait petit à petit. En fait, il était très intelligent et a réussi, avec les années, à me faire avoir de moins en moins confiance en moi. Une faible estime de moi-même s’est établie. Lui, il en profitait, et faisait paraître pour le bon conjoint. « Je vais t’aider, je vais m’en occuper, etc… » Par la suite, il me disait que je n’étais pas capable de faire telle ou telle chose par moi-même. Il se rendait indispensable.

Cristina : Dès la nuit de noces. Il m’a humilié à plusieurs reprises. Par exemple, pendant le repas de lune de miel, on était à table au resto. Il y avait un photographe et deux mannequins, une d’entre elles avec des cheveux rouges. Lorsqu’ils sont sortis, il a soudainement quitté la table et est revenu 20 a 30 minutes après. On avait déjà pris l’entrée, et j’attendais bêtement son retour. Il m’a alors dit que son fantasme, c’était les femmes rousses et il fallait qu’il aille la contempler. Je ne savais pas quoi dire, tellement j’étais confuse. Plus tard, dans la nuit de noces, lorsqu’on est rentrés dans la chambre, il m’a dit « Je te le dis tout de suite, ce qu’on va faire, on va faire vite car tu ne me plais pas du tout. Tu n’es pas mon genre. La seule raison pour laquelle je t’ai épousée, c’est parce que Dieu me l’a dit ». J’ai commencé a me sentir moche, inintéressante, bête. Comme si j’étais une ignorante alors que j’ai un très bon niveau d’études supérieures et un métier intéressant et des valeurs qui me sont chères. J’ai alors perdu la notion de qui j’étais. J’étais très fatiguée, je ne voyais pas clair.

Mandy : Au bout de deux ou trois mois, après notre première dispute, il m’a envoyé des insultes toute la nuit par sms. Il me disait que j’étais trop grosse pour que quelqu’un veuille de moi, que j’étais une pauvre fille, une grosse vache. Le lendemain, il est revenu avec des fleurs en m’expliquant que je l’avais poussé à bout et qu’il m’avait dit tout ça pour me faire réagir. Je me suis excusée car que je pensais que c’était de ma faute.

Elisa : les difficultés sont arrivées après deux mois de relation. Je me suis plainte d’une forme de distance, d’indifférence qu’il pouvait avoir parfois et il l’a mal pris. Au bout de quelques mois, après une crise de jalousie de ma part et un froid entre nous, il m’a dit qu’il me quittait. J’étais désespérée mais quand je suis allée chez lui pour lui rendre ses clés, j’ai compris qu’il avait menti et qu’il ne voulait pas me laisser, mais juste jouer. A partir de là, il est devenu méchant, rabaissant, distant et à d’autres moments gentil et aimant.

Julia : la relation a changé au bout d’un mois environ.

Charlotte : Peut être au bout de deux mois avec ce besoin de très vite emménager ensemble.

Caroline : Il a changé du tout au tout le jour même de mon emménagement chez lui.

Angie : Il a changé de comportement à partir du moment où on s’est installés ensemble.

Valérie : Il a changé quand je suis venue vivre avec lui et que je lui ai demandé pourquoi ses actes étaient si différents de ses paroles, notamment quand je manifestais ma volonté de faire des choses.

Jean : Il a changé deux ans après la naissance de notre deuxième fille.

Phoenix : Il a changé après la naissance de nos enfants, lorsque je n’ai matériellement plus eu tout mon temps pour m’occuper de lui. Il est devenu jaloux du temps que je passais avec eux, il a commencé à me rabaisser devant eux, et à m’insulter régulièrement.

Nita : Durant les premières années, je n’ai pas remarqué de changement, j’ai plutôt l’impression que les choses se sont installées insidieusement. Par contre, après la naissance de notre deuxième enfant, il y a eu un changement plus abrupt.

Valentina : Il a changé lorsqu’il s’est aperçu que je marquais mon opposition face à certaines de ses demandes telles que aller en course seule à la tombée de la nuit en hiver à pieds car le supermarché était à proximité, m’obliger à fréquenter ses éventuelles futures partenaires dans l’hypothèse où je le quitterais, tout en voulant me faire croire que j’accepterais sa vie d’infidèle et où j’aurais le rôle de « favorite ».

Marine : Il a changé de comportement quand je suis tombée enceinte par accident après deux ans et demi de relation. Le tout associé avec une demande en mariage pour laquelle je n’étais pas du tout enthousiaste. Je voulais garder ma liberté envers lui. Mais je ne l’ai compris qu’après, que cette peur que je ressentais en moi, c’était pour me prévenir que quelque chose n’allait pas dans la relation.

Elishean : au bout de seulement 1 mois de relation.

4) Qu’est-ce qui a changé dans le comportement du pervers narcissique ?

Isabelle : Il prenait de plus en plus le contrôle sur moi, sur mes activités, les amis à qui je parlais. Il décidait même mes vêtements à acheter et avec lesquels je dormais. Quand j’arrivais du travail le soir, il y avait un pyjama de coton et de la lingerie sur le lit. C’était un piège ! Si je mettais le pyjama, il boudait toute la soirée parce qu’il voulait que je sois sexy. Il me faisait sentir coupable. Il avait une très forte libido (faire l’amour au moins deux fois par jour) et pour lui, si j’enfilais le pyjama, j’allais refuser d’avoir des rapprochements physiques avec lui.

Cristina : Il a commencé à être très querelleux, très conflictuel, rien ne lui allait. Des fois cela montait crescendo et j’ai connu toutes sortes d’abus: verbal, physique, sexuel, financier.

Mandy : Il est devenu violent verbalement et un jour, c’est devenu physique. Une petite claque derrière la tête d’abord et ensuite l’habitude de m’attraper par les cheveux pour me faire m’agenouiller devant lui pour m’excuser de l’avoir poussé au bout de ses limites. Il me disait que j’avais besoin d’aide. Un jour il m’a séquestré. La fois d’après, il me vire de chez lui à 3h du matin en sous-vêtements, pieds nus dans la neige. Il ne se cachait plus pour me tromper. Mais il revenait gentil avec des fleurs en me disant que je l’avais forcé à réagir comme ça, que je ne faisais pas d’effort pour lui plaire…

Elisa : Il était souvent distant ou agressif, me criait dessus, me reprochait ma jalousie et mon inquiétude face à ses comportements d’indifférence. Il est parti au ski avec sa « meilleure amie » et malgré mon inquiétude, n’a pas voulu y renoncer. J’ai appris ensuite que c’était son ex. Il alternait passion et dénigrement, affection et indifférence. Il mentait, s’engageait à faire des choses puis changeait d’avis, provoquait des disputes pour pouvoir se débarrasser de moi. J’ai compris plus tard qu’il me poussait à me mettre en colère pour qu’on se sépare et me dire que c’était de ma faute. Pendant ces périodes de ruptures, il en profitait pour partir en voyage. Je pense qu’il avait d’autres histoires aussi. Quand il se lassait de ça, il revenait me chercher avec des cadeaux et des promesses et je cédais à chaque fois.

Julia : ce qui a changé, ce sont nos relations intimes. Il m’a indiqué qu’il fallait passer à un stade supérieur. En m’expliquant ce qu’il aimait, ce qu’il avait fait, ce qu’il aimerait que l’on fasse. Il devenait très autoritaire m’obligeant à lui obéir en temps et en heure. Il voulait me faire découvrir de « nouveaux mondes » , de nouveaux lieux , de nouvelles méthodes pour nos relations intimes. Parce que lui, il savait ce qui était bon pour moi , ce que j’aimais, comment s’y prendre. Il me faisait comprendre que je n’étais pas faite pour cette vie de mère, qu’il y avait beaucoup mieux pour moi.

Charlotte : Il a commencé à bouder, si j’allais voir une amie par exemple. Il y avait également des injonctions paradoxales. il me disait que nous voyions trop ma famille, que je n’avais pas assez de temps pour lui. Parfois, je le retrouvais reclu dans le lit, il ne répondait plus à mes appels…). Il s’est ensuite « attaqué » à ma fille qui avait un an et demi en disant qu’il ne supportait plus de vivre avec cette « gamine », qu’il en avait mal au ventre le matin de la voir car elle ne lui disait pas bonjour !

Caroline : Il s est mis à me crier dessus car je n’arrivais pas assez vite pour l’aider à monter un meuble. Et là aucune excuse de sa part bien au contraire. Il m’a ignoré pendant plusieurs jours. J’ai dormi la première semaine de notre vie commune sur le canapé du salon sans qu’il vienne me chercher. Ensuite, cela s’est reproduit par vagues plus ou moins violentes pendant un an. A chaque crise, il attendait que je me remette pour recommencer à s’énerver, ou à réfuter mes opinions pour se les réapproprier quelques jours plus tard. Je devais aussi apporter des preuves pour valider chaque changement de place de meuble ou projet. Et bien sûr, c’était rarement valable à ses yeux. Je suis partie quatre fois me réfugier chez mes parents et chaque fois, il est venu me chercher en me convainquant qu’il se rendait compte qu’il fallait qu’il change et qu’il allait se comporter correctement envers moi.

Angie : Il m’a coupé de mes amies et de ma famille. Je n’avais pas le droit de communiquer au téléphone avec eux car il disait que ces gens allaient me monter la tête contre lui.

Valérie : Il s’est montré égoïste, parfois adorable, aimant généreux et d’autres fois glacial, enfermé, loin. Il s’est éloigné de moi.
Nous ne faisions l’amour que quand il en avait envie et plus de la même façon. Son plaisir passait désormais avant le mien. Il rentrait sans me prévenir alors que je devais tout le temps le prévenir sous prétexte qu’il s’inquiétait pour moi. Il me jugeait tellement sévèrement parfois, c’était de la maltraitance. Alors nous nous disputions de plus en plus violemment. Il a eu des paroles et des gestes très durs, rabaissants.

Jean : Elle a commencée à me critiquer de temps en temps, au début c’était supportable.

Nita : Jusque-là, il n’avait jamais été violent. Des menaces, des objets cassés, oui, mais pas de violence physique. Puis la violence physique et les insultes ont commencé. Il s’est mis à consommer de plus en plus d’alcool. Il ne m’a presque pas aidée pour le bébé.

Valentina : Son attitude physique a changé. Aucun effort de sa part concernant son look qui était pourtant très soigné lors de la phase de séduction. Je n’étais plus sous le charme et mon rôle était devenue celui d’une bonne à tout faire par automatisme car j’avais à ce moment-là perdu ma lucidité et mon libre arbitre. Sur le plan sexuel, je n’était qu’un pis-aller lorsqu’il était en « demande » bien qu’elles ne soient pas formulées, car j’étais déjà sous emprise.

Marine : Il dépensait tout, il buvait, il sortait, il me forçait à avoir des relations, il quittait son travail, il partait, il se battait. Il voyait que je m’éloignais et il me faisait culpabiliser de le rendre malheureux. Pour lui, j’étais la source de son comportement. Il augmentait ma charge mentale en augmentant ses caprices et à travers des imprévus. Il allait acheter encore plus souvent des choses inutiles si on économisait un peu, il allait sortir plus jusqu’à pas d’heure au bar, surtout quand j’étais malade et m’occupais de l’enfant. Il m’imposait de voir ou recevoir sa famille à la dernière minute jusque tard. Il trouvait également de nouveaux leviers. À la fin, il me réveillait souvent la nuit et me privait de repos, il mangeait tout et ne me laissait rien. Dans la rue, il pouvait me suivre. Il n’hésitait pas à me faire du chantage sur ma fille en refusant la double nationalité de celle-ci une fois née, en cachant son passeport, etc. Parfois, il l’emmenait sans que je sache combien de temps et il restait injoignable. J’étais toujours à prévoir ce qu’il pouvait me faire, toujours dans l’anticipation et à chaque fois mais cela me coûtait beaucoup d’énergie. Il voulait que je craque totalement, me briser pour être totalement sous son emprise.

Elishean : Il s’est montré colérique, impulsif et très intolérant à la frustration, cherchant toujours à contrôler la situation.

5) Comment avez-vous réagi à ce changement de comportement ?

Isabelle : Je le rassurais quand il était inquiet. J’ai enlevé des amis Facebook de mes contacts. La seule chose à laquelle je lui ai tenu tête est le fait que j’ai continué à faire du karaté. Il n’aimait pas que j’aie des cours de karaté. Ça enlevait du temps que je pouvais être avec lui et je rencontrais de nouvelles personnes. Pour ce qui est des vêtements, « j’achetais la paix » et je faisais ce qu’il souhaitais pour éviter la chicane.

Cristina : C’est très confus, je cherchais à comprendre, à savoir ce que j’avais fait de mal pour qu’il soit comme cela avec moi. Des fois je me mettais en colère ou je pleurais. Il y avait un malaise en permanence, des fois il arrivait adorable comme si rien ne s’était passé, alors que je demandais une explication, et il disait alors à mes enfants : « vous voyez, votre mère ne cherche que le conflit ». Il les prenait à témoin et cela m’attristait beaucoup. Après cela j’ai eu une dépression sévère et des troubles du sommeil pour presque un an après notre séparation.

Mandy : Je n’ai pas réagi, je m’excusais à chaque fois. Il disait que je ne voyais pas les efforts qu’il faisait pour moi. Qu’il n’y avait que lui pour m’aimer. J’essayais autant que possible de ne plus l’énerver mais un verre cassé par maladresse pouvait le rendre complètement fou.

Elisa : Mon inquiétude a vite grandi. J’étais en colère, stressée mais surtout de plus en plus accro. Ce comportement m’a rendue complètement dépendante de lui, jalouse, possessive, j’avais sans cesse peur de le perdre.

Julia : Je me disaIs qu’il voulait ce qu’il y a de mieux pour moi, alors… pourquoi pas? Tout était une découverte, ses histoires diverses et variées, ses connaissances des rapports amoureux. Cela créait de la nouveauté et des surprises étonnantes pour moi. Alors j’essayais de m’adapter et de faire au mieux pour ne pas le décevoir.

Charlotte : Je ne comprenais pas. Je lui disais qu’il avait sûrement des choses à régler pour réagir ainsi. Ce qui m’a sauvé c’est que j’ai toujours parlé à mes amis et ma famille de ces comportements. Je ne suis jamais restée dans le silence. J’ai aussi ouvert une note sur mon téléphone pour noter les faits et ne rien oublier. Je me donnais des échéances. Les choses doivent aller mieux avant telle date et je demandais à mes amis de m’aider à tenir mes promesses (ne pas acheter une maison avec lui par exemple). Je voyais aussi à ce moment là une psy qui m’aidait à essayer d’arranger la situation, en vain. Ce qui m’a aidé est d’être très clair sur le fait que j’avais divorcé pour les bonnes raisons et que rien ne m’obligeait à rester avec lui.

Caroline : Au début de son changement je me suis abstenue de réagir pour ne pas faire empirer son énervement, pour calmer le jeu. Je me suis donc renfermée en me disant qu’il avait peut être peur de cette nouvelle vie à deux et qu’il allait prendre confiance et s’apaiser. Par la suite, je lui répondais. Il ne me laissait pas faire, ce qui a donné lieu a de belles engueulades suivies de longs jours de silences et d’anxiété pour moi. J’étais à l’affut avec l’épée de Damoclès au dessus de ma tête, à attendre a chaque moment à ce que ça pète . Et ensuite à l’affut de la douceur dont il savait faire preuve. Je suis devenue hyper vigilante stressée je marchais sur des oeufs tout le temps.

Angie : Je l’ai mal vécu. J’ai continué à parler avec mon entourage quand il n’était pas là. Quand il était présent je n’osais pas répondre au téléphone ni répondre aux messages que l’on m’envoyait.

Valérie : J’étais triste, si triste. Je me disais que c’était difficile de m’adapter, je me renfermais sur moi, j’ai perdu confiance en moi, j’étais malheureuse. Je voulais prendre du recul et partir quelques jours. Il le refusait, et me faisait un chantage : si tu pars ce sera terminé.

Jean : Au départ, je n’ai rien dit.

Phoenix : Je me suis faite de plus en plus « petite ». Je rasais les murs pour qu’il ne se mette pas en colère. J’anticipais chaque réaction qu’il pouvait avoir. Je m’investissais a 2000% pour que tout aille comme il voulait et pour protéger mes enfants.

Nita : Je l’ai haï. Quelque chose était cassé. J’ai cherché de l’aide : les voisins, un groupe proches des personnes alcooliques, une psychologue spécialisée dans les addictions, ça n’a pas apporté grand-chose. J’ai proposé de faire appel à une médiation, il a refusé.

Valentina : Une grande déception, tous mes espoirs se sont évaporés les uns après les autres, sans compter qu’il avait déjà mis le pied dans l’engrenage de ma faiblesse et de ma déprime.

Marine : j’ai supporté son comportement jusqu’à la dernière once d’énergie. J’avais toujours eu espoir d’une vie meilleure, mais elle pouvait se faire sans lui, sans soucis. Je me battais au quotidien pour garder une structure, payer les factures, etc. Je suis ingénieure et je travaillais dans la recherche en Australie (il est Australien). Et malgré tous mes efforts, mon perfectionnisme, ma ténacité, je n’y arrivais plus, je n’y croyais plus. Un soir, je lui ai dit « tu m’as vidée  » et là j’ai su que c’était un non retour. Il a graduellement augmenté la charge mentale sur chaque levier possible. jusqu’à ce que je dise STOP grâce à mes proches qui sont restés à m’écouter pendant presque deux ans.

Elishean : Je suis moi-même devenue très agressive et colérique envers lui, chose qui n’est absolument pas dans ma nature première, car je n’acceptais en aucun cas qu’il me hurle et m’agresse verbalement gratuitement. Je ne me suis plus reconnue.

6) Comment la relation a-t-elle alors évolué entre vous et ce pervers narcissique ?

Isabelle : J’ai perdu de plus en plus confiance en moi. J’évitais certaines discussions afin d’éviter la chicane. Il avait de plus en plus le contrôle sur moi.

Cristina : Très mal. Il s’en est pris à mes enfants. Il voulait les déscolariser du privé et les envoyer à l’internat, il les critiquait, il disait des mots blessants où se moquait d’eux. Je réagissais et il disait que j’étais une femme colérique, dépressive, folle, mauvaise mère et il disait la même chose a mes amis, en public, sous forme de blague, d’ironie. Je continuais à payer le loyer et tous les frais de la maison. C’était moi qui alimentait le compte en commun. Il disait qu’il était débordé avec sa pension alimentaire et les frais de son avocat, et il voulait regrouper tous ses crédits dans un seul, et du coup il a fait un nouveau crédit dont j’ai dû payer la moitié après le divorce, car on n’a pas fait du contrat de mariage.

Angie : Il se montrait de plus en plus possessif et jaloux. Cela m’étouffait. Il a commencé à lever la main sur moi une première fois, une deuxième fois et régulièrement par la suite.

Elisa : Nous avons alterné des période en couple, idylliques, très fusionnelles, puis des ruptures provoquées par des disputes (jusqu’à deux ans sans se voir), ce, sur une période de six ans. Avec le temps, il était de plus en plus agressif et menaçant physiquement. Il me harcelait parfois, me menaçait de mort souvent.

Julia : il faisait preuve de plus en plus d’autorité sur moi et se fâchait lorsque je ne lui obéissais pas comme il voulait et il menaçait de me quitter. Chose que je ne voulais absolument pas.

Charlotte : Il a accéléré ses « crises » en mettant surtout en questionnement ma relation à mes enfants (en sachant qu’il en avait lui même deux). Je me souviens aussi de l’état dans lequel je me mettais (envie de tout casser, de me mordre jusqu’au sang…). J’appelais mes amies pour leur exprimer cela, pour extérioriser mes réactions et dire que je ne me reconnaissais pas et que ça me faisait peur.

Caroline : La bonne humeur et l’envie du début a laissé place à la peur au doute et à l’anxiété, au silence et aux mots violents. Je me suis recroquevillée avec le temps et notre relation est devenue celle de deux ennemis. Bien entendu j’étais la méchante de l’histoire. J’avais tort. Je faisais mal. Je pensais mal. Bref, il avait toutes les raisons de me traiter comme une merde puisqu’à ses yeux, j’en étais une. Pour essayer de communiquer, je me suis tournée vers la communication non violente, ce qui par moment fonctionnait. Ma santé s’est dégradée. Je maigrissais, je ne dormais plus, je repassais le film des disputes sans cesse pour tenter de comprendre.

Valérie : La relation a empiré. Il y a eu de la violence, morale et physique. Il refusait que je parte.

Phoenix : Je suis devenue éteinte, il n y avait plus rien entre nous, que son pouvoir sur moi qui me terrorisait (en écrivant cela j’ai encore des tremblements dans le ventre…). Il est devenu de plus en plus agressif. Je faisais tout pour éviter ses crises.

Nita : La relation a été de plus en plus difficile. Des années passées à marcher sur des œufs, à chercher le bon moment (qui n’existait pas), la peur constante de ses sautes d’humeur. La tension permanente. La boule au ventre en entendant la voiture arriver : va-t-il hurler en entrant ou sera-t-il de bonne humeur ? Et en permanence, je devais me débattre pour me faire entendre, me rebeller contre ses injustices (bien inutilement, je le sais maintenant !). J’y passais toute mon énergie, et même plus. J’appelais ça, en mon for intérieur, la gouvernance par la peur. A la naissance de notre 3e enfant, j’ai découvert par des livres l’éducation respectueuse, puis la Communication Non Violente. Là, nos chemins se sont encore plus séparés, désaccord complet sur les principes d’éducation, moqueries sur mes tentatives d’application. A l’occasion d’une thérapie brève, le thérapeute m’a ouvert les yeux puis m’a donné des outils pour réagir autrement au quotidien, ça a été une libération ! Ses méchancetés n’avaient plus de prise sur moi, et je n’avais plus peur. Je savais, je comprenais ce qui se passait, et ça me faisait (souvent) rire sous cape. Lui, ça le rendait encore plus furieux. Par contre, tout en sachant que seule la séparation résoudrait le problème, ce n’était pas encore pour moi à l’ordre du jour : je ne la sentais pas. Je ne me sentais pas le courage d’entrer dans la guerre que je pressentais.

Valentina : J’ai choisi l’éloignement géographique, de façon à pouvoir l’oublier bien que j’avais déjà conscience que je le gardais secrètement dans mon coeur.

Marine : je me suis physiquement détériorée : perte de poids, perte de cheveux, anémie. Il m’empêchait de manger et il savait que des troubles alimentaires pouvaient naître en moi. je me suis psychologiquement détruite: j’étais triste du matin au soir, plus aucun espoir, un poids constant sur moi, j’avais peur du monde extérieur, j’avais honte de moi, je me refermais sur moi même pour disparaître de son influence.

Elishean : La relation a bien évidemment évolué de façon très défavorable entre nous puisque nous étions en permanence dans un rapport de force. Des tensions récurrentes apparaissaient et prenaient de plus en plus d’ampleur à chaque dispute. Ce qui est important de comprendre également dans mon histoire c’est que contrairement à la plupart des femmes victimes de pervers narcissique, moi je n’avais aucune problématique d’estime de moi (j’étais simplement fragilisée au moment de notre rencontre suite à une rupture précédente relativement récente). Par conséquent je ne me laissais jamais piétiner par lui, ce qui a eu pour effet de le rendre de plus en plus agressif au fil du temps étant donné qu’il n’arrivait pas à avoir de prise et d’emprise sur moi.

7) Qu’est-ce qui vous a poussé ou motivé à quitter cette relation toxique ?

Isabelle : Je pensais être en dépression. J’avais des idées noires. En fait, je savais que ma relation allait de pire en pire et qu’elle me traînait vers le bas. Je n’avais plus confiance en moi, je me sentais moche. Par contre, je n’osais pas le quitter parce que j’avais peur de lui. Il n’a jamais été violent physiquement, mais je sais qu’il aurait pu. Quand il était fâché, ses yeux me terrifiaient. Et il le savait. Ma fille qui avait 12 ans, consultait une psychologue pour des troubles anxieux (causés par lui entre autre). Elle m’a décrit à la psychologue comme étant une souris qui avait peur du lion (mon conjoint). Par la suite, la psychologue m’a référé à son collègue de travail, que j’ai commencé à consulter (en disant à mon conjoint que c’était pour aider ma fille. Il ne voulait pas que je vois un psychologue de peur de croissance personnelle et que je finisse par le quitter!). Il n’avait pas tort. En fait, c’était pour m’aider à me sortir de ma relation toxique.

Cristina : J’ai commencé à être souvent malade. J’ai perdu beaucoup de poids, j’avais une angine, une gastro, une éruption cutanée, des infections urinaires, et j’allais souvent chez mon médecin traitant. Il m’a posé des questions et m’a dit, et votre mariage, ça se passe comment ? Quand il a dit cela j’ai commencé à pleurer. Il m’a montré une photo d’une jeune femme, et il a dit, c’est ma fille, et depuis un moment quand je vous vois, je me rappelle de ce qu’elle a traversé. Je lui ai expliqué ce qui se passait entre nous. Il m’a dit que toute relation sexuelle non consentie même dans le cadre du mariage est un viol. Il m’a donné le numéro de SOS femmes. Il m’a encouragé à trouver un avocat et de porter plainte si j’étais victime d’un abus. Ce médecin est parti en retraite, mais je ne pourrais jamais le remercier assez pour ce qu’il a fait pour moi ce jour-là. J’ai eu un arrêt de trois jours et j’ai trouvé une avocate experte en droit de la famille également bienveillante, qui m’a aidé à désamorcer rapidement ma situation. Ma responsable dans mon nouveau travail m’a vu avec des cernes et elle s’inquiétait pour ma perte de poids. Je lui ai parlé de ma situation. Elle m’a soutenue. C’est comme si tout le monde sauf moi savait qu’il existait des gens comment cela dans le monde.

Mandy : J’ai vu un reportage à la télé, une femme racontait son histoire avec un PN, et je pleurais en regardant la télé parce que c’était mon histoire en fait. J’ai compris que ce n’était pas moi le problème… je savais que c’était toxique mais je n’arrivais pas à le quitter.

Elisa : Je dépérissais toujours après une période de lune de miel quand nous étions en couple. Il me faisait peur. Après une prise de conscience, j’arrivais à partir mais je n’arrivais pas à résister à ses assauts quand il revenait. Finalement, je suis partie quand après quelques jours de vacances chez des amis à lui où il draguait ouvertement une fille sous mes yeux (alors que la jalousie est mon talon d’Achille), nous nous sommes disputés en voiture. Il est rentré dans une telle rage que j’ai cru qu’il allait nous tuer car il conduisait à toute allure tout en donnant des coups de poing sur le tableau de bord. Il a fini par m’attraper les cheveux et à me les tirer très fort et essayer de me taper la tête contre la vitre. Il m’a ensuite dit qu’il allait s’arrêter et m’étrangler sur une aire d’autoroute. Il faisait nuit, on était seuls sur l’autoroute, j’ai cru mourir, je me suis vue mourir. C’était il y a plus de trois ans. Je ne suis jamais revenue avec lui depuis.

Julia : Ce qui m’a aidé, c’est le fait d’en parler à mes amies. Elles trouvaient cela pas normal, me conseillaient de le quitter. C’est aussi le fait de regarder tes vidéos qui m’a aidé. Moi je pensais qu’elles ne pouvaient pas comprendre l’amour qu’il y avait entre nous. Le fait que mes enfants ne l’aimaient pas du tout. Ils me faisaient comprendre que je n’avais plus de temps pour eux et que j’avais changé.

Charlotte : Nous sommes partis 10 jours en voyage à Bali, il m’a fait une crise car dans le séjour mon fils a demandé à m’appeler. Là, je savais qu’il avait dépassé les limites. Par ailleurs nous nous sommes fait cambrioler et les voleurs ont pris tous mes bijoux. Et pourtant, c’était à moi de le réconforter car il avait eu du mal avec la situation.

Caroline : J’ai pris la décision de partir le jour où ma fille a entendu qu’il me criait dessus. Car jusqu’alors il prenait bien soin d’agir sans témoin.

Angie : J’ai décidé de partir quand les coups étaient devenus fréquents ou quand on se disputait et qu’il m’enfermait à clé dans l’appartement.

Valérie : C’est la colère, j’étais profondément en colère. Il m’a coincé le bras dans la vitre de la voiture en la refermant alors que je lui disais que j’avais mal. Il ne s’est jamais excusé malgré les demandes. J’ai eu une grosse marque. J’ai vu qu’il était conscient de son mal être mais qu’il ne pourrait ou n’avait pas envie de changer. Je devais me protéger. La colère m’a beaucoup aidée. Là, tout est apparu, lui froid, faisant la pluie et le beau temps, partant quand il voulait, me refusait toute initiative, me critiquant sans arrêt. Il était méprisant. J’ai ressenti une énorme colère et un grand stop .

Jean : J’ai été voir sur internet et j’ai découvert beaucoup de similitudes entre ce que vivaient les victimes et ce que je vivais. De plus, quand on se disputait, je m’excusais souvent, mais elle ne s’excusait jamais, et enfin, elle a toujours été charmante avec mes amis et ma famille, à qui elle offrait des quantités de cadeaux, mais je me suis rendu du compte qu’elle me dénigrait auprès de mes proches. Du coup à la fin, ma famille me reprochait de ne pas faire attention à ma femme.

Phoenix : La première fois qu’il m’a tapée, je lui ai demandé de partir. Il a décidé de faire un travail sur lui, tout est allé mieux pendant deux ans. Puis de nouveau, tout était toujours de ma faute, je ne faisais jamais rien de bien. Il m’a un jour prise par le col de la chemise et en armant son bras, il a dit « je vais t’éclater la tête, tu n es qu’une sale p…, espèce de c….. « . Et là, j’ai réalisé que si je ne partais pas, il me tuerait. Je suis partie pour me sauver et aussi pour mes enfants

Nita : Trois ans ont encore passé. Malgré le bonheur dévoilé par la thérapie brève, je ressentais encore par moments une peine intense dont je n’arrivais pas à m’extirper. Deux séances chez une psychologue, quelques mois de digestion et de deuil, m’ont libérée. Après ça, j’ai ressenti quelque chose de nouveau. Un peu comme si j’avais mis durant 40 ans du sel sur une blessure pour l’entretenir et que, tout à coup, je n’en avais plus besoin ! Quelques mois plus tard, ma décision était prise, sans que j’aie à me poser la question : c’est venu naturellement, la séparation était le seul avenir possible.

Valentina : J’étais épuisée et j’ai vu le moment où j’allais tomber malade et je l’étais déjà (syndrome de burnout, ne plus avoir envie de vivre ).

Marine : j’ai écrit chaque jour pendant un an ce que je subissais, juste les faits. Et progressivement j’ai vu que c’était invivable, que c’était constant. Et le soir où j’ai dit que j’étais vidé de tout, ma tête avait pris la décision de partir et de rentrer en France après six ans. De tout quitter, de me sauver, de sauver ma fille.

Elishean : Cela va de soi, la toxicité de cette relation qui m’empoisonnait la vie au quotidien plutôt que de m’épanouir. J’ai vraiment eu le sentiment d’étouffer dans cette histoire, sans compter que je me sentais de façon perpétuelle en souffrance (triste, amère, frustrée…)

8) Comment avez-vous fait pour quitter ce pervers narcissique ?

Isabelle : Plus j’avais des rencontres avec mon psychologue et plus je découvrais le vrai visage de mon conjoint. Il m’a aidé à enlever mes « «lunettes roses ». Je doutais beaucoup de moi. Je n’avais plus conscience de ce qui était « normal », tant dans son attitude que dans ses paroles envers moi. Un jour, j’ai trouvé un courriel explicite adressé à une femme. J’ai vu ma porte de sortie! Je l’ai confronté et je l’ai laissé. Eh bien, par ses paroles, il a essayé de me faire sentir coupable et de dire que c’était ma faute s’il devenait infidèle! De toute façon, tout était ma faute…il n’admettait jamais ses torts.

Cristina : Je ne voulais plus dormir avec lui du fait de ses abus. J’avais peur et je m’enfermais dans la chambre d’amis. Il tapait la porte avec violence, il faisait un scandale et je ne voulais pas qu’il réveille mes enfants, donc j’allais dans la chambre. Là, il me disait que j’avais un devoir conjugal et il était plus fort que moi. Mais cette fois ci, j’ai envoyé les enfants dans un camp de vacances et je n’ai pas ouvert la porte de la chambre. Il a dit que si je n’ouvrais pas, il allait partir. Il est parti chez un ami à lui et le lendemain j’ai changé les gardes de la porte et j’ai fait ses cartons.
Il faut savoir qu’il était venu vivre chez moi. En faisant ses cartons, j’ai trouvé dans ses documents quatre procès de prudhomme de ses précédents travails. A chaque fois, il disait être persécuté et demandait une indemnisation a ses employeurs. J’ai trouvé aussi la pièce d’identité et les diplômes originaux de son ex-femme, aussi d’origine étrangère comme moi. Je l’ai contactée pour lui remettre ses documents et on a discuté et pleuré ensemble car elle a vécu des atrocités avec lui. J’aurais tant aimé l’avoir rencontrée avant. J’ai demandé le divorce et il a refusé. J’avais cherché à comprendre. J’en voulais à sa famille pour ne m’avoir pas prévenu sur le fait qu’il était un manipulateur, mais pour sa famille, ils pensaient qu’il pouvait changer. Mais sa sœur m’a envoyé un email en me racontant qu’il a failli la faire divorcer car il a dit des intrigues sur son mari. De plus, il avait vécu chez eux pendant neuf mois et a abusé de leur générosité. J’ai fait une copie de tout ça et envoyé a mon avocate et il a accepté de divorcer avec le consentement mutuel.

Mandy : Je l’ai quitté lâchement par sms après une énième violence de sa part.

Elisa : Comme à chaque fois : j’ai dit que c’était fini sans vraiment y croire, j’ai jeté ses cadeaux, lui ai rendu ses affaires et j’ai bloqué son numéro. Je me suis faite aider par une association qui aide les femmes victimes de violence. Parler et être reconnue malgré une violence essentiellement psychologique m’a libérée. Ensuite j’ai commencé une thérapie avec une psy spécialisée sur le sujet des abus et de la dépendance affective. J’ai eu peur pendant longtemps après et j’étais déprimée.

Julia : il a fallu que mes amies me répètent encore et encore que cet homme était nocif, que j’ouvre les yeux sur ce qu’il s’apprêtait à faire de moi et sur ses folies. Que je me rende compte que c’était un affabulateur puis pire, un pervers narcissique fou furieux. Que j’avais changé et tout cela faisait du mal à mes enfants.

Charlotte : Suite à une énième remarque sur mes enfants, je lui ai dit qu’il fallait qu’il retrouve son équilibre seul. Je venais de trouver un travail dans une autre société (nous travaillions avant ensemble) donc je savais que cette distance serait aidante. Je lui ai dit que je cherchais un nouvel appartement et lui demandais de faire de même. Là il fallait être très forte mentalement car il a dans un premier temps changé complètement son comportement vis à vis de ma fille (beaucoup plus gentil, ouvert) et du coup de son côté elle était plus ouverte aussi. Je savais que ce revirement de situation était temporaire. Par la suite, il a enchaîné tous ses comportements en accéléré (menaces, rire, colère…). C’était très impressionnant car en quelques minutes, il pouvait adopter les trois comportements. J’ai d’ailleurs eu très peur à ce moment là, notamment à cause de ses menaces à cinq cm de mon visage avec les yeux exorbités.

Caroline : J ai attendu qu’il parte au travail, j’ai réuni un max d’affaires dans la voiture et nous sommes parties avant qu’il ne soit rentré.

Valérie : Je suis partie furtivement le lundi matin quand il était au travail. Je devais partir le dimanche soir mais il m’avait eu avec ses paroles. Le lundi matin, il donnait plus d’attention et de considération à son chien qu’à moi. Je me suis dit : « Tu mérites pas ça » .

Jean : Je ne suis pas encore parti, mais là celle a demandé la séparation. Ma femme, même si elle veut la séparation, laisse entendre que peut-être a l’avenir, on se retrouvera, et parfois elle dit que c’est mort de chez mort, et qu’elle n’a plus aucun sentiment pour moi.

Phoenix : J’étais indépendante financièrement, du coup, je lui ai dit que je le quittais le matin où il partait 3 jours pour bosser. J’avais prévenue ma meilleure amie. Quand il est rentré, les serrures de la maison avaient été changées. Il a compris qu’il n’avait plus d’emprise sur moi.

Nita : Avant d’annoncer à mon partenaire ma décision, j’ai tout préparé minutieusement durant 3 mois. J’ai commencé à noter toutes les réflexions ou actions méchantes (pour moi ou pour les enfants), précisément, datées. Comme les seuls écrits que j’avais de lui étaient de rares mails logistiques, ça me rassurait de pouvoir quand même montrer quelque chose à un juge si nécessaire. Et puis, rien que de lire toutes ces horreurs, ça me confortait dans ma décision. Enregistrer ses crises, par contre, je n’y suis jamais parvenue. J’ai aussi assuré mes arrières : association d’aide aux victimes, avocate, caisse noire, sac caché contenant le minimum vital pour quelques jours pour mes enfants et moi, cartons en sécurité ailleurs qu’à la maison, location d’un logement. Après l’annonce de ma décision, plusieurs mois de réflexions avec un médiateur (je ne lui avais pas laissé le choix), que je préparais à chaque fois très sérieusement à ma façon, avec les conseils des professionnels qui m’entouraient. Ça a été une période difficile, énergivore, j’étais complètement concentrée là-dessus. Et tout s’est très bien terminé, nous n’avons même pas eu besoin d’aller en justice. Aujourd’hui encore, je suis certaine que le fait d’avoir fait un travail sur moi-même avant la rupture, m’a vraiment aidée à mener cette phase à bien.

Valentina : Etant indépendante financièrement et compte tenu qu’une cohabitation quotidienne n’avait jamais été installée publiquement, j’avais la possibilité de partir.

Marine : je lui ai dit mais il ne m’a pas cru capable de prendre un avion et mes sacs. Mais il m’a laissé faire. Ma famille est venue me chercher à Sydney pour faire le retour. Seule, j’aurai eu trop peur de rebrousser chemin. Ils sont venus et m’ont accompagné dans cette étape.

Elishean : Je n’ai pas eu à faire grand-chose puisque la vie s’en est chargée pour moi dans la mesure où suite à une énième dispute, il a fui le domicile conjugal et lors de cette escapade de deux jours et deux nuits il a retrouvé une amie d’enfance avec laquelle il a immédiatement renoué et entamé une nouvelle relation. Du coup j’ai été débarrassé de lui pour mon plus grand bonheur.

9) Une fois que vous êtes parti(e), est-ce que ce PN a essayé de vous récupérer ? Et si c’est le cas, de quelle manière ?

Isabelle : Ça aura pris 9 mois de rencontres avec le psychologue pour le laisser. J’ai fait deux tentatives de rupture où j’ai flanché. Il a tenté de me récupérer et malheureusement, ça a fonctionné. Il m’a donné un rendez-vous pour se parler dans le restaurant où nous avions débuté notre relation. Il m’a envoyé des fleurs. Il m’a écrit de beaux textos. Il m’a envoyé des photos de nous deux, lorsque nous étions amoureux. Il m’a donné des cadeaux.

Cristina : Avec des menaces ou en disant qu’il allait se suicider et que c’était ma faute. Il me surveillait dans la cours de mon bâtiment, il envoyait des roses en disant qu’il m’aimait encore et qu’il serait prêt a me pardonner….

Mandy : Il a fait des menaces de suicide. Sa mère m’a appelé pour que j’aille l’aider. J’y suis allée. Pour eux, tout était de ma faute. J’ai culpabilisé. On s’est remis ensemble puis re-séparé et là, il m’a menacé de mort.

Elisa : Les premiers mois, il essayait de m’appeler, puis quand je l’ai bloqué, il venait chez moi. Puis plus rien. Il m’a écrit des lettres pleines de promesses et d’amour, me disant que ce n’était que des disputes stupides, que notre amour était indéniable, que nous étions si complices, me rappelant les bons souvenirs. Puis plus rien. Six mois plus tard, il est revenu chez moi, je ne l’ai pas laissé entrer mais j’ai parlé avec lui plusieurs fois dans la cage d’escalier. Je me suis sentie en danger car il recommençait à avoir un réel pouvoir sur moi, je me sentais céder. Alors, dans un sursaut et avec peur (mais courage quand même), je lui ai écrit par sms que si il revenait, j’appelais les flics. Ma meilleure amie m’a beaucoup aidée dans ces démarches. Il n’a pas essayé de revenir chez moi.

Julia : c’est lui qui est parti comme un furieux avec ses enfants. Je lui ai ouvert grand la porte.

Charlotte : Je l’ai rapidement bloqué sur mon téléphone pour éviter tout contact. Il a retrouvé mon adresse et m’a envoyé une lettre manuscrite de six pages. J’ai décidé de ne pas la lire mais le peu que j’ai lu, il m’expliquait comment tous les problèmes dans notre couple étaient de ma faute (je l’avais « forcé » à faire un sport qu’il n’aimait pas, je l’empêchais de voir les films qu’il aimait…). J’ai donné cette lettre à la gendarmerie.

Caroline : Ce jour là il a compris que c’était terminé. Il m a appelé pour savoir où j’étais, ne voyant plus mes affaires chez lui et ma determination était telle qu’il a compris.

Angie : Il a essayé de me récupérer en cherchant par tous les moyens où j’habitais. Il m’a poursuivi en voiture partout où j’allais alors que j’ai déménagé dans une autre ville. Partout où j’allais, il était là

Valérie : Je suis rentrée en France, je lui avais laissé quelques jours, expliquant que nos dernières disputes étaient trop violentes, qu’un recul et des réflexions mutuelles seraient bien et qu’on pourrait se retrouver le week-end pour parler. J’ai attendu, au milieu de la semaine, je lui ai demandé si il avait encore des sentiments car il ne répondait pas à ma demande de nous retrouver le weekend. Puis un jour, il m’a envoyé des liens de chansons d’amour. Il m’a dit que j’étais la femme de sa vie.. blabla.. j’ai craqué. Nous avons repris la relation a distance. Je lui ai dit que si il voulait me voir, qu’il vienne en France. Il me l’a promis. Puis j’ai donné de l’amour, envoyé des messages, j’ai replongé et monsieur est redevenu froid et distant. Ça m’a fait mal.

Phoenix : Il est tellement orgueilleux que non il n’a jamais tenté de me récupérer. En revanche il fait du chantage avec les enfants, et il a toujours clamé haut et fort que je le quittais pour quelqu’un. Ce qui n’était pas le cas.

Nita : Environ un an après la séparation, il a essayé de me récupérer, en effet. Avec tout un tas d’arguments complètement imparables : depuis qu’il vivait seul, il était obligé de faire lui-même ses démarches administratives, de gérer lui-même les problèmes de son quotidien, et je ne sais plus quoi encore… Et donc, se remettre ensemble règlerait tout ça. Véridique ! Mot à mot ! Un jour il a quand même ajouté que si on se remettait ensemble il verrait à nouveau les enfants tous les jours.
Sentiments ? Avantages pour moi ? Ah non, il a sans doute oublié d’en parler…

Valentina : Oui, il téléphonait tous les jours et je lui répondais. Etant éloigné avec la distance, il venait me rendre visite lorsqu’il était aux abois sur le plan sexuel (il n’avait pas pu retrouver une nouvelle « oie blanche »)

Marine : oui, il a essayé de toujours me posséder au travers de ma fille. Soit j’étais sa chose, soit il m’adorait. Il a tout essayé, je ne réagissais plus. On m’a dit de le mettre dans une boîte et de limiter les contacts à notre fille, au factuel rien de plus. Il me veut toujours…. même 5 ans après. Il a souhaité venir en France et y habiter pour m’aider avec la petite, alors que je gère très très bien ma vie, mon travail et ma fille. J’ai réussi à le persuader habilement que ça serait ignoble pour l’image de sa fille de venir. Il a renoncé… jusqu’à la prochaine.

Elishean : Absolument pas et Dieu merci puisqu’il avait entre-temps démarré une nouvelle histoire.

10) Comment avez-vous résisté au retour de ce pervers narcissique ?

Isabelle : Quand j’ai réussi à résister à son retour, c’est en coupant les ponts! En ne répondant plus à ses textos. En ne répondant pas à la porte (il demeurait à quelques rues de chez moi). Il m’a écrit une lettre de 18 pages relatant toutes les mauvaises choses de notre relation. La non-confiance entre nous, nos chicanes des 8 dernières années, etc… Il m’a rabaissé. Il m’a écrit tellement de mots méchants. Il m’a dit que « de toute façon, je n’étais pas son style! Qu’il souhaitait une grande femme blonde avec des cheveux avec une coupe au carré tandis que moi, je suis une petite brune aux cheveux longs »! Il disait que je n’avais même pas « la note de passage » dans ses critères pour une femme. Quelques jours plus tard, il m’a envoyé une lettre de 9 pages, encore écrite à la main, en relatant toutes les belles choses que nous avions vécues au courant des années! Il me « flattait », disait que j’étais la plus belle, la plus gentille, qu’il m’aimait, qu’il s’ennuyait de moi, etc…Quand j’étais fragile et que je voulais flancher et revenir vers lui, mon psychologue m’a dit de relire la grande lettre et de garder en mémoire toutes les choses méchantes qu’il m’a écrites. De me focaliser là-dessus…Heureusement, j’avais le support de ma famille et mes amis, qui m’ont encouragé dans ce processus.

Cristina : J’ai lu les ouvrages de Marie-France Hirigoyen, notamment « Le harcèlement moral » et « Les manipulateurs sont parmi nous » de Isabelle Nazare-Aga. J’ai également été bien encadrée par une psychiatre et j’ai fait une formation en relation d’aide dans laquelle il y avait un module sur les PN. J’ai coupé les liens avec sa famille et avec les amis qui ne m’ont pas cru, ou qui ont pris parti pour lui alors que moi, ils me connaissaient depuis des années, et lui, depuis 5 mois. Cela a été difficile car ils me jugeaient comme l’auteur de mon divorce.

Mandy : Il est revenu plusieurs fois devant ma porte pour poser des fleurs, des cadeaux. J’ai tout jeté à chaque fois. J’ai bloqué son numéro. J’ai effacé les photos et jeté les souvenirs. J’ai gardé les messages de menace au cas où. Je tremble encore quand j’entends son 4×4 passer devant chez moi. J’ai eu peur pour ma vie, pendant 3 ans j’ai vécu avec la peur de mourir. Je ne sais pas pourquoi je ne suis pas partie avant. On n’habitait même pas ensemble mais je n’y arrivais pas. Je croyais que je pourrais l’aider à aller mieux… un syndrome de l’infirmière et un problème de dépendance affective ou quelque chose comme ça.

Elisa : Mes amis m’ont beaucoup aidée : leur écoute quand j’étais déprimée, leurs conseils, leurs exclamations pour me sortir de ma torpeur quand j’étais sur le point d’y retourner et enfin leur accompagnement pour bloquer, faire des démarches etc. J’ai aussi beaucoup écouté de vidéos sur YouTube sur les PN, qui me soutenaient et m’offraient une forme de présence quand j’étais seule. L’association d’aide aux femmes et la reconnaissance que j’y ai trouvée m’ont permis de tenir mes positions, je me sentais protégée face à la peur (j’avais peur qu’il vienne me tuer chez moi), accompagnée face à la solitude. Enfin, j’ai commencé une nouvelle activité, l’escalade, ce qui m’a permis d’occuper la plupart de mes soirées, de reprendre confiance en moi par le corps, de rencontrer des nouvelles personnes. Je me suis aussi plus impliquée dans mon travail et ma situation professionnelle a bien évolué à partir de cette rupture alors qu’elle était bloquée depuis quelques années.

Julia : il m’a fait des menaces de suicide, exprimé ses souffrances profondes, son malheur qui s’abattait sur lui. Il essayait de me tenter sur ce dont j’avais besoin. Mais j’avais compris son rôle, sa manipulation. Aussi je découvrais ce qu’était un PN et je regardais de nombreuses vidéos à ce sujet qui me confortaient sur cette réalité terrible .Les conseils étaient de FUIR, de couper tous contacts pour toujours. Je ne dis pas que ça a été facile. Je pleurais énormément. Je ressentais un vide en son absence et en même temps un soulagement. Je m’en voulais de m’être fait avoir de la sorte. Je culpabilisais d’avoir fait le mauvais choix , encore. Je me détestais d’avoir fait du mal à mes enfants avec cette maudites histoire qui ne valait RIEN. Je voulais effacer tout ça de mon histoire, de ma vie , de mes pensées. Aujourd’hui encore, il lui arrive de m’envoyer des messages pour prendre de mes nouvelles. Je n’en fais pas cas et ne répond pas. J’ai réalisé qu’il est dangereux et malade.

Charlotte : J’étais claire sur le fait que je devais fuir pour survivre. Cela faisait plusieurs mois que je me mettais des ultimatums. Un déclic a été aussi quand ma psy m’a dit après quelques mois : « nous ne parlons que de votre compagnon depuis quelques mois, cela serait bien qu’on parle aussi de vous… ». Après 3 ans de séparation et seulement 2 ans de relation je garde encore la peur de le croiser. Cette relation a été très dure et marquante mais je suis contente qu’elle soit derrière moi.

Caroline : Ma fille. Et mon entourage qui m a soutenue et a veillé a ce qu’il ne revienne pas. J’ai compris depuis que les autres se permettent ce qu’on leur permet. Que se respecter et se faire respecter est important et que l’estime de soi et l’amour de soi est la base. Je remercie ma famille et mes amis de tout coeur.

Angie : Je n’ai pas su résister au début parce qu’il savait où toucher. Je venais de perdre ma mère et ma petite sœur successivement en un an. Il m’a persuadée que j’avais perdu la tête par rapport à ces décès et que j’étais dans le brouillard et que tout était de ma faute parce que je ne pensais pas à lui mais à ma mère et ma sœur. Un soir il est venu dans l’immeuble où j’habitais et a commencé à m’insulter et a voulu rentrer de force chez moi et a voulu me frapper. J’ai demandé de l’aide aux voisins. Et c’est là que j’ai décidé que c’était fini pour de vrai.

Valérie : J’ai beaucoup écrit. Je me suis donnée beaucoup d’amour. Je me suis inscrite sur un site de rencontres et j’ai eu beaucoup de contacts, d’échanges, ça m’a redonné confiance. J’ai discuté en mettant mes limites, le tempo. Je me suis beaucoup intéressée à moi, a ce que j’aimais, ce qui me faisait plaisir. J’ai pratiqué des activités. J’ai réalisé qu’il donnait ce qu’il pouvait et que ça ne me correspondait pas. Que ce que je souhaitais était légitime. Que le problème venait du fait que je ne m’écoutais pas. Je l’ai regardé en tant que petit être. J’ai guéri mes blessures d’enfants. Une grosse qui venait d’un viol de la part d’un oncle quand j’étais enfant, ma mère m’avait dit de ne rien dire pour ne pas faire d’histoire. Terminée de se faire utiliser, maltraiter, de se taire. J’ai repris le contrôle de ma vie.

Phoenix : Mes amies toujours présentes et bienveillantes. A chaque fois qu’il était sympa, elles me disaient « n’oublie pas… ». Il m’en a tellement fait. Il menaçait les enfants parce qu’ils ne lui avaient pas dit que j avais rencontré quelqu’un. Mon fils m’a sauvée. Aujourd’hui j ai complètement rompu les ponts avec lui, c’est à dire que pour moi il n’existe pas. J’ai vécu une merveilleuse histoire pendant six ou sept ans, mais après, une destruction méthodique de ma confiance en moi, de ma personnalité. Aujourd’hui, je dois apprendre à faire confiance, à avoir confiance. Avec mon nouveau partenaire, j’apprends à dire non quand ça ne me convient pas, sans avoir peur de « représailles » (là je pleure….). J ai mis 15 ans à le quitter. 15 ans ou il m’a mise plus bas que terre. Ces personnes sont des ordures qui se nourrissent de la substance de l’autre, les vident de leur âmes. Je crois que mon salut, je le dois à mes amies toujours bienveillantes et lucides et à mon indépendance financière Sans elles, je serais probablement morte aujourd’hui.

Nita : Je venais de vivre une telle année de pur bonheur depuis la séparation, que je ne vois pas quelle technique de reconquête aurait pu avoir la moindre efficacité. Dans mon esprit, j’étais complètement passée à autre chose, ma vie présente me convenait à merveille et pour rien au monde je n’aurais eu envie de faire marche arrière. Un peu comme si j’avais fait le deuil de la relation avant même la séparation. Alors, c’est vrai, il m’est arrivé de repenser à toutes ces belles choses que nous avions vécues ensemble. A toutes ses qualités. De me dire que c’était vraiment la bonne personne pour tout ça. Et aussi de me désoler de n’avoir pas su faire en sorte que ça se passe autrement. Tout en sachant que cela n’aurait pas été possible de faire autrement. Je ne peux ni avoir de regrets, ni m’en vouloir d’avoir accepté tout ça toutes ces années. C’était comme ça. Maintenant mon puzzle a changé, à moi de le faire évoluer dans le sens qui me convient, pour que les pièces de la vie qui s’y emboîtent soient les plus belles possibles.

Valentina : En fait, je l’avais repris, car je pensais qu’il adopterait un rôle d’amant et d’amoureux, je ne le tolérais que quelques jours, mais la situation se dégradait car son comportement était identique à celui qu’il avait lorsque j’étais sur place. Je pensais qu’il allait se comporter comme au début alors qu’il affichait son comportement de tyran domestique, m’accusant d’être toujours négative selon ses dires.

Marine : je voulais me prouver que je pouvais y arriver sans lui, et j’y suis arrivée. La vie est tellement plus facile, tellement plus belle sans lui. Bizarrement, les problèmes ont disparu. J’ai repris confiance en moi graduellement, je fais les choses que j’avais arrêtées. Je ressens à nouveau du plaisir. Ma liberté, je la chérie. Je veux construire avec une autre personne. Mais même si je vois que c’est pas évident, cela me fait beaucoup apprendre sur moi et ce que je veux. J’avance toujours et ne me retourne pas, cela ne sert à rien. En bonus de tes questions, j’ai cherché à comprendre pourquoi j’ai toléré ce type de personnage. J’ai pourtant du caractère, je suis indépendante. Il me restait encore quelque chose à gratter. Je voyais aussi que je galérais quand je rencontrais un homme et qu’en fait nous étions décalés dans l’intensité de pensées. J’ai découvert que j’avais la particularité d’être une zèbre avec un fonctionnement différent. La dernière pièce du puzzle était là. J’assume ma responsabilité dans ce qui est arrivé, mais maintenant, je comprends aussi le pourquoi de cette sensibilité aux manipulateurs. Voilà une expérience marquante pour moi, mais je remercie le destin de cette leçon pour du mieux à venir, en pleine conscience et expression des ressentis. Oser être moi, arrêter de m’adapter à l’autre. Exister entièrement.

Elishean : Il n’y a jamais eu de retour, c’est quelque chose qui ne fait pas du tout partie de mon mode de fonctionnement. Pour moi lorsque quelque chose est brisé s’est définitif. Je ne reviens jamais en arrière. Sans compter que j’ai vécu cette séparation comme une véritable délivrance, donc « retour », même pas en rêve….

A vous maintenant…

J’espère que ces témoignages vous aideront à éviter ou arrêter une relation avec un pervers narcissique.

Je vous rappelle l’importance d’être entouré et accompagné pour ne pas vous sentir seul : amis, famille, associations, psychologue, etc.

Si ces témoignages vous ont aidé, faites-le moi savoir en laissant un commentaire ci-dessous.

Et si vous souhaitez partager votre témoignage, vous pouvez également le faire en commentaire. Exprimer ce que vous avez vécu et ce que vous ressentez au plus profond de vous peut vous permettre de mieux vous en libérer. Surtout si vous ne les avez jamais exprimées par honte ou culpabilité.

A propos de l'auteur

Sandrino MANCINELLI

Sandrino Mancinelli est coach certifié, spécialiste des relations amoureuses. Il est l'auteur du livre Rupture amoureuse - le début d'une nouvelle vie ainsi que de la petite boite pour attirer l'amour à soi.

  • Merci Sandrino pour cette publication 🙂
    Je souhaite qu’elle puisse aider ceux et celles qui en ont besoin.
    Je voudrais ajouter qqch…
    Les étiquettes ne sont que des étiquettes. J’ai l’impression qu’elles risquent d’enfermer la personne qui les utilise dans une situation de victime.
    En cherchant à comprendre, durant toutes ces années, j’ai navigué entre pas mal d’étiquettes toutes plus adaptées les unes que les autres : alcoolique, hypersensible, borderline, HP, dépressif…
    Même si, à un moment, ça m’a énormément aidée de pouvoir lui coller celle de « pervers narcissique », je pense que ce n’est qu’une étape, un voyant qui permet d’avancer vers l’étape suivante, qui est tournée vers soi et ne se préoccupe plus des étiquettes.

  • Marie-José dit :

    Bonjour
    Juste pour vous aviser que je me suis procurée la petite boîte et que je l’adore! C’est maintenant ma bible!

    Et en plus, je l’utilise lors de nos ateliers de renforcement positif. Les employés aiment beaucoup. Merci pour ce beau bijou,

    • Bonjour Marie-José,
      Je vous remercie pour votre message.
      Cela me fait énormément plaisir que la petite boite vous plaise et que vous l’utilisiez en tant qu’outil dans des ateliers en entreprise !
      Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année.
      Sandrino

  • Bonjour,
    Ce témoignage me confirme encore plus que mon mari est un Pervers Narcissique. On est ensemble depuis 9 ans actuellement et tout a commencé avec une crise de jalousie excessive: il me suivait à toutes les soirées où j’étais invitée, me collait au cul tous les jours (excusez moi du terme), arrivait même à m’appeler après le travail et à s’énerver si je ne suis pas rentrée à l’heure où il s’imagine (il calculait la durée du trajet et estimait que je devrais déjà être à la maison vu que je suis ramenée en transport du personnel le soir), une fois arrivée à la maison, il m’appelait et demandait à avoir ma mère au téléphone pour s’assurer que je suis bel et bien rentrée. A une soirée avec mes amis, il me soupçonnait même de sortir avec mes collègues de travail et est même arrivé à casser la tête d’un de mes collègues avec une bouteille juste parce que nous avons dansé ensemble. Il échangeait nos téléphone portables juste pour voir si des hommes m’appelaient dans la soirée mais au contraire c’est sa copine qui a appelé à l’époque. Je ne suis pas une jalouse à l’époque et ça le rendait dingue que je ne réagisse pas mal du fait que des filles parlent avec lui au téléphone. Une fois, sa copine ou je ne sais vraiment pas qui m’a avoué qu’il me trompait et qu’il n’avait aucune raison de se plaindre si je le trompais. J’ai vu le message passer sous le nez. Mais j’ai laisser passé justement car il savait tellement me rassurer à l’époque. Je ne me rendais pas compte qu’il commençait à montrer son vrai visage petit à petit en devenant assez agressif verbalement comme physiquement (il me poussait un peu quand il était fâché). En ayant peur de rester à nouveau seule suite à une rupture douloureuse, j’ai cédé à plusieurs signes. Jusqu’à ce qu’on emménage ensemble à 2 ans et demi de relation. Nous avons enchainé les disputes et oui, il me culpabilisait et me faisait porter toutes les responsabilités des disputes à tous les coups. Il commençait à casser des choses mais le lendemain, il devenait tellement aimant que je cédais. J’ai même fini par m’abandonner et avais choisi de changer pour lui plaire mais les exigences devenaient de plus en plus irréalisables. Etant enceinte, nous avons rompu mais avant cela il était parti en vacances pendant une semaine où il a fait silence radio. En revenant de ses vacances, je l’ai chassé de chez moi. Un mois se sont écoulés où j’ai essayé de survivre à cette rupture douloureuse et en étant enceinte. Ma meilleure amie m’a clairement dit de ne plus me remettre avec lui mais je ne l’ai pas écouté et a préféré couper les ponts avec elle une fois que je me suis remise avec lui car oui, il m’a cherché et on a renoué les liens et on s’est même marié pour le bébé. Une fois l’enfant né, il ne m’aidait pas à prendre soin du bébé alors qu’il ne travaillait pas, ils se plaignait tout le temps de son travail, et il a démissionné 1 mois avant mon accouchement. On vivait chez mes parents car les ressources manquaient vu que j’étais la seule à faire rentrer l’argent. Et même quand je partais travailler, c’est ma mère qui s’occupait de tout. Lui, il était devant son téléphone ou devant le PC. La guerre a éclaté 2 jours après le nouvel an 2018 où ils avaient bu chez les voisins et qu’il commencer à me disputer. Il a tout cassé chez mes parents et il y a eu une grosse dispute entre lui et les parentes, mon frère et même les voisins. Il insultait mes parents etc. Puis il est parti. Séparation de corps pendant 1 mois et il est revenu avec les mots doux etc. Je n’ai pas pu résister, j’ai déménagé de chez mes parents et j’ai emménagé avec lui. Il a commencé à casser des choses, à me frapper mais je pardonnais car le lendemain il devient très amoureux. C’était comme ça pendant 5 longues années. Il a essayé de me séparer de mes amies et j’ai suivi ses caprices car j’avais peur de le perdre, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs. Les violences étaient devenus fréquentes ainsi que les disputes où j’étais la responsable de la manière dont il se comporte. Il a essayé de me changer depuis tout ce temps et je faisais ce qu’il voulait mais la situation ne change pas. Il a commencé les tromperies. Tous les ans, je découvrais ses aventures. Je pleurais, il s’excusait, me rassurait et on reprend. Jusqu’en 2021 où on a décidé de le scolariser pour finir ses études. Entre temps il a trouvé du travail de Mars 2018 et il a arrêté en Juillet 2021 pour terminer ses études. Je finançais tout à partir de là pour 8 mois. Il est sorti avec une collègue de classe pendant 2 mois et je l’ai découvert mais au lieu de s’excuser, il a nié en bloc, a cassé le téléphone et m’a frappé. je ne sais d’ailleurs pas pourquoi je suis restée. Décembre 2021 où je découvre tout par téléphone grâce à une coïncidence de la vie. Un jour tout se paie. Mais non je n’ai pas réussi à m’en débarrasser. Les violences se sont multiplié depuis avec des promesses non tenues, des humiliations, des interdictions de fréquenter qui que ce soit (mon cercle d’ami est d’ailleurs restreints et il veut même m’interdire de parler à mes amies mais je me suis interposée à cette décision et il a cédé) mais à la moindre chose bizarre, il se rapplique en disant que mon entourage me pollue. Confiance en soi = brisé, estime de soi = brisé, indépendance = brisé, je ne peux même plus parler à mes amies sur les réseaux, on est obligé de supprimer les messages; il fouille dans mon téléphone, je me suis laissée faire à un moment donnée parce que j’étais fatiguée de me battre. Une fois il m’a étouffé avec les mains j’ai failli mourir. Les menaces de séparation, j’en parle pas. Tous les signaux sont là et je m’identifie clairement dans les témoignages au dessus. Bref, je m’étouffe et je veux partir mais je ne sais pas encore comment m’y prendre. J’ai tous les signes qu’il faut partir mais je pense que c’est le courage de faire le pas qui me reste. J’ai 2 enfants avec lui que je veux à tout prix préserver. Voilà, il ne me reste plus que le courage pour partir mais je sais que j’y arriverai un jour. J’ai épargné des détails pour ne pas être longues. Voilà. Merci d’avoir lu.

    • Bonjour Marylin,
      Planifiez votre départ en avance sans rien lui dire puis partez chez vos parents. Ne cherchez pas à lui parler car il vous retournera le cerveau.
      Vous pouvez partir. Il suffit d’une décision forte et d’être accompagnée dans cette démarche.
      Ce dont vous avez besoin ensuite, c’est de rester proche des personnes qui vous aiment vraiment comme votre famille ou vos amis les plus proches.
      Ils vous aideront. Vous pouvez le faire.

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