Je ne suis pas intéressante…

C’est ce que m’a dit une copine la semaine dernière.

Sa remarque m’a surpris. Je lui ai donc demandé pourquoi elle pensait cela. Elle m’a répondu : « ben j’ai jamais rien à dire d’intéressant. Je trouve que les autres gens sont plus intéressants que moi ».

Pour la petite histoire, cette femme est souriante, amusante et attachante. Elle a également de la conversation. Elle est sérieuse et professionnelle. Elle est mère de famille. Elle occupe un poste de cadre dans une grande entreprise et elle s’est lancée dans une reconversion professionnelle.

Bref, d’un point de vue externe, on voit une femme active, pleine d’énergie et d’entrain. Quelqu’un qui laisse un bon souvenir quand on la rencontre.

Il ne me serait jamais venu à l’esprit de penser « cette fille n’est pas intéressante ».

Mais à l’intérieur, d’elle, il subsiste un doute sur sa valeur ou du moins sur le regard qu’elle se porte.

Si vous aussi avez l’impression de ne pas être intéressant(e), d’avoir moins de choses à dire que les autres, ou de vous comparer aux autres de manière négative, voici des conseils qui pourront vous aider.

Quelle est la cause de votre manque d’estime ?

Tout d’abord, je vous conseille d’identifier la cause de vos doutes. Car il y a toujours une raison qui fait que l’on pense être moins bien que les autres.

Et cette raison se situe généralement dans votre enfance ou adolescence.

Cela pourrait être un évènement plus tardif qui vous aurait blessé ou laisser penser que vous êtes moins bien que les autres, mais généralement tout est lié à notre entourage familial.

Parfois vous trouverez facilement pourquoi vous vous sous-estimez. Et parfois, ce manque d’estime peut être inconscient.

Le manque d’estime de soi trouve généralement sa source dans l’enfance. Vous pourriez avoir été rabaissé par un de vos parents pendant votre enfance.

Vous pourriez avoir ressenti un manque d’estime de leur part, alors même qu’ils vous aimaient. C’est une perception personnelle que vous aviez enfant en interprétant les faits et gestes de vos parents. Notamment s’ils ne vous encourageaient jamais ou qu’ils ne vous laissaient pas penser que vous étiez quelqu’un de bien.

Vous pourriez peut être en parallèle avoir eu une institutrice qui vous aurait mis en avant négativement devant la classe. Vous auriez pu alors ressentir de la honte et vous sentir rabaissé(e).

Dans notre enfance, nous pouvons facilement être blessés. Et ces blessures peuvent persister toute notre vie, surtout si nous n’en avons pas conscience.

Bref, pour cette copine, nous n’avons pas eu le temps d’échanger longtemps sur ce sujet. Mais il s’avère que son père n’était jamais satisfait de ses résultats à l’école : « 16/20 ? Ce n’est pas assez ! ».

Enfant ou adolescent, nous sommes des êtres fragiles.

Pendant cette période, si on nous montre de l’estime dans nos résultats et que l’on nous encourage positivement (ex : « bravo ma chérie, c’est super ce que tu as fait » ou « ce n’est pas grave si tu n’as pas eu une bonne note, ça viendra, j’en suis sûr »), cela a un impact positif sur l’image que nous avons de nous-même (c’est à dire sur l’estime que l’on se porte et sur la confiance en soi).

Si à aucun moment, on se sent estimé ou encouragé, c’est l’effet inverse qui se produit. Et tout le bagage négatif de notre enfance nous suivra par la suite dans notre vie d’adulte.

Pour s’en défaire, il faudra alors faire un travail sur soi pour prendre conscience de notre valeur et de nos capacités.

Lorsqu’une blessure non exprimée est encore présente en nous, il y a aussi un travail pour prendre conscience de cette blessure et pour l’exprimer afin de faire sortir le « poison psychologique » que nous avons en nous et qui a un impact négatif sur l’image que nous avons de qui nous sommes.

Exprimer une blessure, ce n’est pas faire des reproches à la personne qui nous a blessé. Mais tout simplement exprimer quelque chose qui est en nous pour la faire sortir.

C’est aussi peut être l’occasion d’entendre des paroles positives de la personne qui nous a blessée il y a 20 ou 30 ans pendant notre enfance.

Analyser la pensée négative

Ensuite il convient d’analyser la pensée négative afin de la remplacer par une pensée plus positive ou au minimum plus réaliste.

Si vous pensez que vous n’êtes pas intéressant, je vous conseille de vous poser les questions suivantes.

Ca veut dire quoi intéressant ? Qu’est-ce qui caractérise pour vous quelqu’un d’intéressant ? Décrivez les caractéristiques de quelqu’un d’intéressant.

Ensuite, reprenez votre définition et demandez-vous, qui, dans vos amis, répond à toutes les caractéristiques qui fait d’elle quelqu’un d’intéressant ?

A ce stade là, vous trouverez généralement 1 ou 2 personnes maximum, voire 0 !

Ensuite, reprenez votre définition et vérifiez si vous avez certaines de ces caractéristiques de la personne intéressante.

Vous pourriez alors être surpris(e) en prenant conscience que vous êtes tout aussi intéressant(e) que la majorité de votre entourage.

Gardez également à l’esprit quelque chose : les autres vous semblent plus intéressants que vous parce qu’ils sont différents de vous et parce qu’ils ont une culture et des connaissances que vous n’avez pas.

Pour eux, vous êtes sans doute intéressante par votre point de vue, par votre façon d’être, par vos connaissances qu’ils n’ont pas, ou par n’importe quelle autre de vos caractéristiques qui est différente des leurs.

En résumé, pour les autres, vous êtes tout aussi intéressante, qu’ils le sont pour vous.

Pourquoi être intéressante, belle et intelligente ?

Mais au final, pourquoi être intéressant ?

Oui, pourquoi faudrait-il être absolument intéressant ? En quoi, est-ce plus important que d’être une bonne mère (ou un bon père) ? Une bonne fille ou un bon fils ? Un bon conjoint ou bonne conjointe ?

Non, vous n’avez pas besoin d’être intéressant(e) pour être heureuse ou heureux dans votre vie. Ce besoin d’être intéressant est seulement lié à votre besoin de reconnaissance, votre besoin de vous sentir estimée, d’être reconnu(e) comme quelqu’un de valeur.

Mais plutôt que de chercher cette valeur dans le regard des autres, vous pourriez aussi aller la chercher au fond de vous, dans l’amour de qui vous êtes. Et surtout, dans un amour inconditionnel.

Vous êtes aussi beaucoup de choses…

Vous aurez également compris que les arguments de cet article sont tout aussi valable pour d’autres pensées négatives qui pourraient diminuer votre valeur.

Par exemple : « je ne suis pas intelligente« , « je ne suis pas cultivée« , « je ne suis pas grand », « je ne suis pas beau »…

Bref, tout ce qui vous pénalise et vous fait douter de vous en vous rappelant qui vous n’êtes pas dans votre approche « je ne suis pas… ».

Et si on inversait la tendance. Vous êtes aussi beaucoup de choses. Par exemple, comme je l’indiquais dans l’exemple de cette copine. Elle est amusante, dynamique, attachante, professionnelle, aimante, etc….

Faites la liste de vos qualités, vous serez surpris(e).

Et en résumé : Arrêtez de penser à ce qui vous manque, mais prenez conscience de ce que vous avez.

Je vous recommande également la lecture de l’article : comment avoir confiance en soi.

J’espère que cet article vous a intéressé. Si c’est le cas, partagez-le avec vos amis. Et si vous en avez envie, laissez un petit message en dessous de l’article pour témoigner ou poser des questions. Merci !

12 Commentairs

  1. Bonjour merci bcp pour votre article. En le lisant, j’avais juste envie de pleurer car c’est comme si c’est de moi que vous parliez. Toute mon enfance jai eu cette impression que j’ai pas été désiré par mon papa et que j’étais le fruit d’un accident. Il ne m’encourageait jamais et se comportait comme s’il avait plutôt honte de moi. J’ai bcp souffert. Et aujourd’hui j’ai jamais confiance en moi et je suis timide et je me sens inférieur aux autres. Et cette situation me bloque dans tout.

  2. salut ,
    D’accord sur toute la ligne ,mais la priorité des priorité est l’estime de soi ,être en diapason avec le reflet de son miroir , quant à la société ,on est tous ,sujets à la notation du berceau au cercueil ! C’est la risée unique comme un mal nécessaire et même suffisant .Cordialement .

  3. j’ai beaucoup aimé cet article. parce que parfois je me culpabilise.

    une question : pour un enfant qui ne croit plus en lui même, que faire ?

    • Bonjour Yvette,
      Vous vous culpabilisez vis à vis de vos enfants ?
      Pour un enfant qui ne croit plus à lui-même, il faut lui essayer de lui redonner confiance en l’encourageant dans tout ce qu’il entreprend, lui faire comprendre que ce n’est pas important s’il a une mauvaise note ou s’il se trompe dans ce qu’il fait. Il me paraît également important de lui faire comprendre que pour réussir quelque chose, il faut aussi faire des erreurs.
      Si vous pensez ne pas être en mesure de lui redonner confiance, et si vous pensez que cela peut pénaliser son futur, vous pouvez aussi faire appel à un(e) psychologue, voire à un(e) sophrologue car il y a des protocoles spécifiques pour les enfants et la confiance en soi.
      j’espère que cela vous aidera.
      Sandrino

  4. Super ton article Sandrino!!! Merci. En quelques lignes et je retrouve le sourire. C’est exactement ça!! ça tombe juste au bon moment pour moi ton article, un moment ou je me sens inintéressante, manque d’instruction (je rencontre des gens sur mon chemin actuellement et je m’aperçois que je ne parle pas tout à fait le même langage. Cela fait des années que j’explore l’homme. Alors oui, je passe pour quelqu’un qui a la connaissance de pleins de choses. Ce qui est vrai mais moi je me rends compte que je reste en bulle dans mon exploration des comportements humains. Et comme j’ai décidé de rencontrer quelqu’un cela m’effraie un peu. Je ne parle plus politique ni géographie, histoire… Les gens que je rencontre actuellement parlent de cela. Pour moi c’est loin tout ça!!!. Du coup mon morale est remonté grâce à toi. Merci

  5. En même temps on ne peut tout explorer dans la vie. Moi, le développement personnel me passionne. Alors oui, je lis énormément mais encore une fois je me sens un peu nulle parfois sur l’actualité (mais ça ne m’intéresse pas du tout) . Qu’en penses tu?

    • Bonjour et merci pour ton message 🙂
      Tu le dis toi-même : on n’a pas le temps de s’intéresser à toi et tout ne nous intéresse pas.
      Et c’est grâce à la diversité de nos intérêts que l’on apprend des choses. Quand tu vas à une soirée où on parle de géographie ou politique et que tu ne t’y connais pas, tu peux apprendre des choses intéressantes. De la même manière, si tes interlocuteurs sont ouverts, ils te poseront des questions sur ce que tu fais dans la vie et tes passions. Et c’est toi qui leur apprendra des choses sur les comportements humains puisque c’est ce qui te passionne.
      Donc, nous sommes tous complémentaires de par nos différences. Il n’y a pas à culpabiliser sur nos manques puisque les autres peuvent aussi apprendre de nous. Et même si ce ne sont pas des connaissances techniques ou spécifiques, on peut toujours apprendre de quelqu’un, ne serait-ce que par son comportement ou sa façon d’être, ou sa manière d’éduquer ses enfants avec bienveillance. Bref, nous avons tous quelque chose en nous d’intéressant, sous une forme ou une autre.
      Bonne journée.
      Sandrino

  6. Merci Sandrino,
    Ce que tu dis est juste et les gens qui restent cloisonné ou moqueur parfois et bien c’est qu’il sont probablement eux même complexé!!Et moi, j’aime apprendre. En réalité j’ai juste peur du jugement car apprendre au travers des autres je trouve ça fabuleux. C’est ça la richesse des rencontres.

    bonne soirée

    Véronique G

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