Qu’est-ce que la peur de l’abandon ?

Pourquoi ressentez-vous cette peur, ces angoisses et comment vous en libérer ?

C’est ce que nous allons voir dans cet article à travers des exemples concrets.

Mathieu et sa peur de l’abandon

Hier, j’étais en coaching avec Mathieu (Je rappelle que c’est un pseudo. Je ne dévoile jamais les noms de mes coachés dans mes articles).

Mathieu a 31 ans. Il me consulte car il connaît des problèmes avec sa petite amie Jeanne (un pseudo également).

Ils se sont connus il y a 6 mois sur un site de rencontres et ont accroché assez rapidement. Mais au bout de quelques semaines, elle décide de le quitter.

En temps normal, Mathieu m’indique qu’il n’en aurait rien eu à faire. Mais cette fois là, et contre toute attente, il s’est senti dévasté.

Il a insisté pour reprendre sa relation avec elle et il a réussi au bout de 10 jours.

La relation se passait bien. Ils ont commencé à parler de petits projets ensemble. Et il lui a rapidement fait rencontrer sa famille à plusieurs reprises.

Tout allait bien mais il angoissait car, pour lui, cela n’allait pas assez vite (ce sont ses propres mots).

En général, c’est un comportement que l’on retrouve chez les femmes dans la trentaine qui voient le temps passer et qui se mettent la pression pour avoir des enfants.

Mais comme vous pouvez le constater, certains hommes veulent parfois avancer vite.

Cependant, et comme vous le comprendrez rapidement, il y a toujours une explication lorsque quelqu’un veut aller vite (et surtout qui angoisse de ne pas aller assez vite…).

La dépendance affective et les angoisses

L’explication était simple : Mathieu avait peur de perdre Jeanne. Alors il essayait de « sécuriser » sa relation pour mieux gérer sa peur.

Mathieu était pour la première fois de sa vie en dépendance affective.

Le souci, c’est que Jeanne avait envie d’y aller doucement. Ils se connaissaient seulement depuis quelques mois. Elle l’appréciait énormément mais par moment, elle ne savait pas si elle ressentait une amitié très forte ou de l’amour pour lui.

Elle se voyait bien à l’avenir avec lui, elle ressentait des choses fortes pour lui. Mais elle lui dit qu’il était trop à ses pieds et que cela posait problème dans la relation.

Car Mathieu avait toujours besoin de la voir. A chaque fois qu’ils se disaient au revoir, il avait besoin de savoir quand ils se reverraient la prochaine fois.

Il angoissait s’il ne savait pas la prochaine date où ils se verraient.

Et comme souvent, l’esprit a un impact sur le corps : Mathieu avait mal au ventre, il ne dormait plus. Il pensait à Jeanne en permanence. Il était donc épuisé.

Quand il n’était pas avec Jeanne, il vérifiait son téléphone toutes les 3 minutes pour voir s’il avait un message.

il avait besoin d’avoir son petit message quotidien. Comme une dose de drogue. Et il paniquait s’il ne le recevait pas.

Tout cela l’épuisait mentalement et physiquement.

Et ce n’est pas un hasard si de nombreuses personnes, qui vivent la situation de Mathieu, peuvent entrer dans un état dépressif.

Si c’est votre cas, je vous recommande vivement de consulter rapidement votre médecin généraliste qui vous aidera.

Revenons à notre histoire. Mathieu était épuisé mais il n’était pas le seul.

Car ce besoin d’être rassuré en permanence épuise la relation et les partenaires, même ceux qui vous aiment à l’origine.

C’est ce qui s’est produit entre Mathieu et Jeanne.

Mathieu lui dit qu’il l’aimait comme il n’avait jamais aimé personne auparavant. Et il a agi en dépendant affectif avec elle.

Jeanne, voyant qu’il y avait un déséquilibre dans la relation, lui dit que si leur relation le faisait trop souffrir, il était peut être préférable qu’ils arrêtent de se voir.

Ce qui a eu pour effet de générer encore plus d’angoisses chez Mathieu. Et on entre alors dans un cercle vicieux.

« On se verra sans doute dans deux semaines ». Ce sont sur ces mots qu’ils se sont quittés un dimanche soir.

Mathieu s’est senti dévasté. Il a ressenti une forte angoisse qu’il n’avait jamais ressenti auparavant, et qu’il ne comprenait pas.

Voilà le contexte de sa relation dont il m’a fait part en coaching.

La blessure d’abandon : source de la peur de l’abandon

Lors de notre entrevue, je demande à Mathieu s’il a déjà ressenti ces angoisses dans des précédentes relations. Il m’indique que non.

Et il me dit également que c’est sa première histoire sérieuse. Jusqu’à présent, il n’avait eu que de courtes histoires sans intérêt.

Je fais facilement le rapprochement entre le fait de s’attacher et la peur de perdre cet être auquel on s’attache.

A partir de ces informations, il est simple de trouver la cause de cette peur et de ces angoisses : une blessure d’abandon en rapport avec un évènement du passé.

Lorsqu’il avait 4 ans, Mathieu attendait sa mère à la maternelle, mais elle était très en retard et il s’est retrouvé seul à l’attendre pendant un temps interminable.

Elle lui avait dit « un jour, si je ne suis pas là, compte jusqu’à 100 et tu verras que j’arriverai avant que tu n’arrives à 100 ».

Ce jour là, il a compté, et lorsqu’il est arrivé à 100, elle n’était pas là.

Il a alors ressenti une grande angoisse au plus profond de lui-même. Il a ressenti cette absence comme un abandon.

Et aujourd’hui, dans sa relation avec Jeanne, c’est exactement ce qui s’est produit : il s’est senti abandonné et a ressenti les mêmes angoisses.

Cet évènement du passé, qui semble tout à fait anodin, a déclenché une angoisse 30 ans plus tard lorsque lorsque Mathieu s’est attaché pour la première fois à une femme.

Mais cette scène en maternelle n’est sans doute pas la seule cause. C’est le point de départ de ce sentiment d’abandon.

Car Mathieu m’indique également qu’il a 3 grands frères qui ont 10 ans de plus que lui.

Et quand il était enfant, ses 3 grands frères jouaient tout le temps ensemble. Et lui, se retrouvait seul. Et il se sentait exclu et abandonné.

Pour résumer, sa peur de l’abandon est due à plusieurs évènements de son enfance qui sont restés enfouis en lui sans qu’il n’en prenne conscience.

Lorsqu’il a ressenti ses angoisses et cette peur, Mathieu n’a pas été en mesure de comprendre ce qu’il vivait et ce qu’il ressentait.

Car il n’était pas conscient de la provenance de son état et de son ressenti.

Et il y a d’autres éléments de la relation de Mathieu qui ne sont probablement pas dus au hasard.

Le fait que Mathieu se soit attachée à une femme aussi tard par exemple.

Mathieu s’est probablement et inconsciemment protégé de s’attacher à quelqu’un par peur d’être abandonné.

De plus, il m’indique que Jeanne est une femme indépendante et qu’elle semble même avoir un profil évitant (c’est à dire qui aurait tendance à fuir l’engagement).

Je ne pense pas que ce soit le fruit du hasard.

Pourquoi ?

La blessure d’abandon nous attire comme des aimants

Parce que nous sommes souvent et inconsciemment attirés par des partenaires qui viennent révéler nos faiblesses.

Et de la même manière nous attirons les personnes qui viendront profiter de nos faiblesses.

Par exemple, si vous avez une faible estime de vous ou êtes en dépendance affective, vous attirerez les pervers narcissiques et autres personnes qui viendront profiter de votre faiblesse.

La vie vous envoie des signaux.

A chaque fois que vous avez une expérience de couple insatisfaisante et notamment qui vous touche plus qu’elle ne le devrait au plus profond de vous même, c’est qu’il y a quelque chose d’inconscient en vous qui vous pèse et sur lequel vous devez travailler.

Gardez cela à l’esprit : chaque expérience de couple vous apporte quelque chose. Et même si c’est de la souffrance, vous pouvez en retirer quelque chose de positif.

Dans le cas de Mathieu, sa relation avec Jeanne a mis en lumière sa blessure d’abandon.

Chez vous cela pourrait être une autre blessures (blessure de rejet, blessure d’humiliation, blessure de trahison, blessure d’injustice…).

Mais ne repartez pas d’une relation sans en retirer une expérience sur laquelle vous pouvez apprendre quelque sur vous et surtout sur ce que vous devriez changer pour que vos futures relations soient réussies et satisfaisantes.

Les blessures d’enfance

Revenons à Mathieu. Sa blessure d’abandon a pour origine des scènes qui peuvent paraître anodines. Et ses parents et ses frères n’avaient pas conscience de leur impact quand elles se sont produites.

Des scènes qui lui ont fait ressentir un sentiment d’abandon ou d’un ressenti d’abandon.

Par exemple, je vois parfois en coaching des hommes ou des femmes qui manquent d’amour pour eux-même « simplement » parce que leurs parents ne leurs ont jamais exprimé leurs sentiments pour eux.

Un enfant a besoin d’entendre qu’on l’aime. Il a besoin de se sentir aimé et apprécié. C’est important pour son développement.

Comme vous l’aurez compris, on peut donc ressentir cette sensation d’abandon lorsque nos parents nous ont délaissé, par exemple à la naissance d’un petit frère ou d’une petite soeur qui devient le centre d’attention de nos parents.

Nous qui avions toute leur attention pendant des années, nous ne l’avons plus et pouvons alors nous sentir abandonné.

Une autre situation commune, ce sont les parents qui divorcent ou se séparent. Un des deux parents (généralement le père, mais il arrive que ce soit la mère) ne cherche plus à voir ses enfants.

La conséquence, c’est que l’enfant se sent abandonné par ce père ou cette mère qui n’est plus présent physiquement ou mentalement.

Parfois, les parents sont ensemble mais ils délaissent leurs enfants. Ils ne leurs donnent aucune attention, aucune tendresse, aucune affection, et c’est ce qui provoque ce sentiment d’abandon de l’enfant.

Et pour terminer, la cause de cette blessure d’abandon peut être un évènement beaucoup plus important et traumatisant : le décès d’un des parents à un jeune âge.

Et dans ce cas là, effectivement, l’enfant se sent abandonné puisqu’un de ses parents, une des personnes les plus importantes dans sa vie et dans son développement à son jeune âge, a disparu.

Comme vous le voyez, parfois il y a un réel « abandon » , parfois c’est un ressenti d’abandon.

Mais au final, le résultat reste le même : c’est une blessure d’abandon qui vous suit inconsciemment toute votre vie, tant que vous n’en avez pas conscience.

Comment se libérer de la peur de l’abandon ?

J’espère à travers tous ces exemples, que vous aurez bien assimilé les origines et les conséquences d’une blessure d’abandon.

Car la première chose à faire pour s’en libérer, c’est de prendre conscience de cette blessure d’abandon.

C’est à dire de conscientiser l’impact inconscient de ces évènements et qui provoque des réactions émotionnelles intenses en vous.

Pour cela, je vous conseille dès aujourd’hui, de prendre un cahier et un stylo, et d’écrire tout ce que vous pensez et ressentez à propos de ce que je vous ai dit aujourd’hui.

Et à chaque fois que vous ressentirez des angoisses, d’écrire sur ce que vous ressentez et pourquoi vous ressentez ces angoisses.

L’objectif pour vous, c’est de vous reconnecter avec la source de votre peur et de votre blessure.

Cela vous permettra de mieux comprendre vos réactions émotionnelles, pourquoi vous réagissez ainsi et donc de mieux gérer vos crises d’angoisses par la suite.

Et pour répondre à une question que m’a posé Mathieu : oui on peut se libérer d’une blessure d’abandon.

N’angoissez pas à l’idée d’avoir une blessure en vous.

Prenez conscience que c’est extrêmement positif d’identifier une blessure d’abandon et d’identifier la source d’une peur de l’abandon.

Donc gardez le positif.

Ensuite, cela peut prendre plus ou moins de temps pour vous libérer de cette peur.

Cela dépend de l’origine de la blessure et aussi de votre développement personnel.

Si vous vous êtes tourné le dos toute votre vie, à vous focaliser sur les autres, cela peut être un peu plus long.

Si vous avez vécu toute votre vie en dépendance affective, avec un déficit d’estime et de confiance en vous, cela prendra un peu plus de temps.

Mais ce qui est important, c’est que c’est faisable. C’est ça le plus important.

En revanche, si vous ne faites rien, cette peur de l’abandon, cette dépendance et ces angoisses resteront en vous. Donc, ne restez pas sans rien faire.

Chaque cas étant unique, je ne peux pas vous donner de recette qui pourrait s’appliquer à toutes le situations (et un article seul ne suffirait pas à tout traiter).

Néanmoins, vous trouverez toute la démarche à suivre dans ma formation gratuite sur la dépendance affective.

J’espère que cet article vous aura aidé.

Vous avez une question ou un témoignage à ce sujet ? Laissez-le ci-dessous et j’y répondrai.

Je m'appelle Sandrino. Je suis coach en relations amoureuses et développement personnel depuis 2012. J'aide des femmes et des hommes de tout âge à mieux vivre leurs relations amoureuses et personnelles.

11 Commentairs

  1. Bonjour Sandrino,
    J’ai rencontré un homme il y a peu, quelques mois après ma rupture, à qui j’avais l’air de beaucoup plaire. Je me suis mise en situation de dépendance affective avec lui. En effet, je n’ai pas attendu de « guérir » de ma rupture, qui a été très brutale, avant de le fréquenter, et perdre cet homme signifiait me replonger dans la douleur de cette rupture… Je pense donc avoir laissé transparaître trop d’attentes vis-à-vis de cette nouvelle relation qui venait faire office de « bouée de sauvetage ». Après notre première nuit ensemble, je l’ai peut-être un peu trop intégré dans mon quotidien, en lui envoyant de mes nouvelles tous les jours, comme si nous étions ensemble alors que nous nous fréquentions depuis peu.
    Il a pris ses distances, me répond toujours quand je lui écris, de manière très affectueuse en me donnant des petits surnoms, mais il ne m’écrit plus en premier. Je me suis donc distanciée aussi, et je n’ai plus de nouvelles depuis 4 jours (sachant toutefois qu’il est en vacances avec des amis).
    J’ai bien conscience que je dois reprendre confiance en moi avant d’envisager quoique ce soit avec quelqu’un d’autre. Mais puis-je garder un lien avec lui en attendant ? Comment le remobiliser ?
    Merci beaucoup !

    • Bonjour Sonia,
      Je sens dans votre email un sentiment d’urgence et de besoin fort d’amour que l’on connait lorsque l’on vit une dépendance.
      Oui vous pouvez garder un lien avec lui.
      Mais quand je lis la question « comment le remobiliser », je vois que vous n’avez clairement pas compris que votre priorité, ce n’est pas lui.

      Votre priorité, c’est de traiter votre dépendance affective.

      Tant que vous vous focaliserez sur vos partenaires (votre ex ou celui-ci) tout en mettant de côté votre réelle problématique, vous répéterez systématiquement les mêmes histoires avec les mêmes résultats (vous faire quitter…).

      Donc, prenez conscience une bonne fois pour toute du travail que vous devez entreprendre. Et ce travail sur la dépendance, il est plus facile quand on est célibataire.

      Donc, arrêtez de vous tourner le dos et traitez enfin votre problème de dépendance affective.

      Sandrino

  2. Bonjour Sandrino,
    Je voulais rebondir sur cet article car j’ai vécu une relation similaire récemment qui m’a fait énormément souffrir! J’essaie encore d’en guérir ..et ne serait pas contre un petit coup de pouce de ta part!

    c’est évidemment lié à une blessure d’abandon car j’ai perdu mes parents à date rapprochée. Ma mère s’est suicidée et le père de ma fille m’a quitté le même jour.
    C’etait Il y a bientôt 10ans, et je n’zi Ressenti les effets de cet abandon que durant cette année 1/2 qui vient de s’écouler lors d’une relation avec un homme « marié »!
    N’hesites Pas à revenir vers moi si tu veux que je rentre un peu ds les détails..

    • Bonjour Christelle,
      Maintenant que tu as identifié tes blessures, c’est un travail sur ces blessures qu’il faut entreprendre.
      Et ça, ce n’est pas un travail que l’on fait par échanges de commentaires sous un article.
      Cela demande un travail et une analyse que tu peux faire soit à travers un accompagnement (avec moi ou un autre thérapeute).
      Soit, si tu souhaites l’entreprendre avec plus d’autonomie (et à un coût plus abordable), tu peux le faire à travers la formation que j’ai développée : 4 mois pour transformer votre vie amoureuse.
      J’espère que cela t’aidera.
      Bonne journée.
      Sandrino

  3. Bonjour Sandrino,
    Déjà plusieurs mois que je parcours régulièrement ton site. J’apprécie le coté direct, sincère et la finesse de tes analyses.
    Je souffre d’une forte dépendance affective et je lis tes articles et des ouvrages sur ce sujet. J’ai l’impression que je ne parviendrai pas à m’en sortir tant je manque de confiance en moi.
    Je sais bien pourtant que j’ai de la chance et des qualités : je suis plutôt belle, intelligente, j’ai de l’humour, deux filles sympas et en parfaite santé, je suis plutôt énergique et combative (je viens juste de trouver un nouveau travail car mes conditions de travail précédentes se précarisaient fortement), je gagne correctement ma vie, j’ai un appartement suffisamment joli et bien situé… Mais c’est comme si c’était pire de le savoir : avoir tout ca ne pas m’aimer moi-même, faire fuir les hommes… C’est bien la preuve que je ne vaux pas grand-chose ou que quelque chose cloche chez moi.
    Je me reconnais dans les descriptions de la dépendance amoureuse : dès que je rencontre quelqu’un et qu’une histoire débute, je me projette tout de suite très fortement, je me vois chercher à le séduire à tout prix, à vouloir tout de suite graver la relation dans le marbre, les deux fois précédentes j’ai vite ressenti une angoisse d’abandon (que je fini par provoquer… et le pire c’est que je me « vois » faire, sans pour autant réussir à l’empêcher). La dernière relation a duré peu de temps (3 semaines) mais je me sens affectée par la rupture. Je pense pourtant que malgré de belles qualités, cet homme ne m’aurait pas convenu, mais je me focalise sur le fait d’avoir été rejetée.
    Aussi j’ai décidé de ne plus rechercher de relation tant que je me sentais aussi vulnérable et fragile.
    Mais autant les actes les plus anodins me semblent merveilleux en présence de l’être aimé, autant ils perdent toute leur saveur lorsque je n’ai pas cet amour. Ce n’est pas que je sois complètement fusionnelle et que je cherche à être avec mon compagnon 24/24h, mais le fait d’avoir un amour donne sens et saveur à ma vie.
    Je me sens désœuvrée et je passe beaucoup de temps à boire et à fumer, et après j’attends de dessaouler. Je me sens mal, fatiguée et pas fière de moi et mon we est gâché. Je pense que ma dépendance affective et ma consommation excessive d’alcool sont liées, l’alcool me servant à remplir le vide intérieur, m’apporte une exaltation et m’aide à apaiser ma peur des autres.
    Mes relations avec les autres ont longtemps été difficiles. J’ai été très angoissée de 20 à 30 ans et ai vécu assez isolée et repliée sur mes histoires de couple. Je parlais tout le temps et trop de moi, de mes sentiments, et je faisais donc fuir les gens.
    J’ai progressé mais j’aimerais réussir à me sentir mieux, à avoir confiance dans mes choix et y trouver joie et satisfaction. Je voudrais de ne pas m’engager dans des activités pour rester libre au cas où je rencontrerai quelqu’un, arrêter de me comparer et toujours penser que ce que font les autres est mieux, arrêter de ne trouver aucun sens à ma vie. Arrêter de me saouler pour éprouver ensuite honte, fatigue et regrets.
    Je comprends bien qu’il faut que je commence à m’aimer. Mais comment y arriver ? Je serais heureuse que tu puisses m’éclairer.
    Merci.

    • Bonjour Emilie,
      Mon conseil, c’est de faire appel à un thérapeute (coach, hypnothérapeute, psy…) pour t’aider à te libérer de cette dépendance.
      Ce n’est pas juste en lisant des articles que tu arriveras à faire ce travail sur toi.
      Bonne journée.
      Sandrino

  4. Bonjour,
    Merci déjà pour votre accompagnement. Je ressens ma dépendance affective un peu comme une tare. C une souffrance qui me colle à la peau dont je n’arrive pas à me défaire. Je suis mal à l’aise quand j’essaie d’en parler avec des amis car c un comportement qui fait peur et je me sens encore plus mal après. J’essaie de me remettre en question, de comprendre, un peu fatiguée de fouiller dans un passé qui regorge d’explications à ma peur de l’abandon et ma dépendance. Pourtant je me suis souvent sentie forte et autonome. J’ai 40 ans et j’ai connu pas mal de relations et j’ai été rarement amoureuse et paradoxalement (je trouve) je suis amoureuse d’une personne très indépendante. Est ce seulement psychologique et je provoque inconsciemment ma souffrance et le bonheur d’être réconfortée ? Pour moi quand je l’ai rencontrée et encore souvent maintenant c comme si nous deux ct une évidence comme si ce sentiment si fort entre nous existait parce que c écrit qu’on devait se construire ensemble comme si échouer à partager cette relation ct passer à côté de quelque chose d’ultra important dans nos vies. Il y a 3 ans et demi nous nous sommes rencontrées et rapidement elle a quitté son ancien compagnon et nous avons vécu quelques mois en commun avec mes deux enfants. Au début ct tout rose, puis je l’ai sentie plus distante, plus critique et je suis devenue jalouse. Plus j’avais besoin d’être rassurée plus on s’est éloignées. Rapidement elle n’a plus souhaité vivre avec mes enfants et ct un peu chaotique car je n’arrivais pas à me passer d’elle quitte à passer à côté de mon rôle de mère. Il y a un an on s’est séparées. Elle était de plus en plus distante et je souffrais beaucoup je pensais de plus en plus vouloir vivre autre chose peut-être avec quelqu’un d’autre et puis elle a voulu partir en voyage avec un ami sans moi et je n’arrivais tellement pas à l’accepter que je suis partie avec quelqu’un d’autre comme pour me libérer. Mais quand elle est revenue je me suis rendue compte qu’on s’aimait encore. Ça a été dur, pendant quelques mois elle était avec quelqu’un d’autre. J’ai essayé de me reconstruire d’être mieux mais ce qui comptait le plus pour moi ct de revivre des moments d’amour avec elle quels qu’ils soient quitte à ne pas être engagée à vivre séparément etc.. Et puis depuis 6 mois on s’est progressivement remis ensemble. Je me suis organisée pour avoir mes enfants une semaine sur deux et nous nous voyons l’autre. Parfois souvent même nous vivons de très beaux moments mais je reviens de nouveau à ce manque ce malaitre. J’aimerais vivre dormir avec chaque jour et elle n’en a pas du tout le besoin elle aime vivre séparément de moi, être bien et partager de bons moments. Je n’arrive pas à m’y faire à être heureuse elle me manque en permanence. Elle fait vraiment la pluie et le beau temps dans mon coeur avec ses marques d’attachement et de détachement. Je ne sais pas si c en changeant moi même tous mes défauts qu’elle aurait de nouveau envie de vivre avec moi ? Je sais qu’elle ne veut pas me voir malheureuse et je me sens coupable de l’être. J’en viens à me détester de ne pas savoir être heureuse et légère et insouciante, de nous gâcher la vie. Parfois je pense à partir mais cela provoque une telle déchirure dans mon corps, ma poitrine brule ma gorge est serrée et g le cerveau qui boue, ça me donne envie de mourir pour de vrai même si ce n’est pas rationnel. J’attends, paralysée. Je fais les montagnes russes entre confiance et désespoir. Est ce que le temps peut arranger les choses ? Qu’est-ce que je peux faire pour moi et pour nous ?
    Merci d’avance

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