Lorsque j’étais enfant, ma mère m’amenait régulièrement chez ma grand-mère le mercredi car je n’avais pas classe.

Je me souviens de l’ennui profond que je ressentais ces jours-là.

Le tic-tac incessant de la grande horloge. Le carillon qui sonnait chaque heure.

Sans télé, sans radio, sans potes à qui parler, juste l’instant présent dans le calme d’un vieil appartement.

A cet âge-là, j’étais bien loin d’un état d’esprit visant à profiter du moment présent ou à me poser des questions sur la vie…

Nous ne sommes jamais seuls

Je n’avais qu’une envie, c’était de sortir de cet appartement, courir dans la rue et aller parler à des jeunes de mon âge.

Aujourd’hui, la situation est bien différente.

Dès qu’un enfant s’ennuie, on lui achète une tablette pour qu’il laisse tranquille ses parents.

De par l’accès à l’information et l’interconnexion mondiale des réseaux, nous ne sommes jamais seuls.

Nous avons toujours une télé, un ordinateur, une tablette ou un téléphone à portée de main.

C’est super, me direz-vous !

Oui et non…

On ne prend plus le temps de réfléchir

On passe notre temps à jouer, surfer sur Internet et à regarder les photos de nos potes sur les réseaux sociaux.

Quand il y a une télé, on l’allume. Quand il y a un smartphone, on est collé dessus.

A vrai dire : on ne prend plus le temps de réfléchir.

Le seul moment où on se pose des questions, c’est quand on subit une situation. Exemple : quand on se fait quitter par notre partenaire.

Là, on commence à se demander : mais pourquoi… ?

Et encore…

Au lieu d’en profiter pour avoir une véritable réflexion sur nos vies et nos choix, on va se plaindre de l’injustice de la situation et tenter de récupérer notre ex sans essayer de résoudre le problème qui a provoqué la rupture.

On ne va pas se poser les bonnes questions : pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Est-ce la bonne personne pour moi ? Suis-je vraiment heureux(se) avec ce partenaire ?

Nous ne sommes plus acteurs de notre vie

Bref, nous ne réfléchissons plus, nous n’essayons plus d’avancer, nous ne sommes plus acteurs de nos vies mais de simples consommateurs.

Nous préférons mettre nos cerveaux en mode passif que méditer sur des questions importantes.

Vous êtes-vous posé ce type de question récemment :

  • Suis-je satisfait de ma vie ?
  • Suis-je heureux avec mon/ma partenaire ?
  • Est-ce que j’aime mon boulot ? Est-ce qu’il me convient vraiment ?
  • Suis-je fier de mon comportement ?
  • Quel est le sens que je veux donner à ma vie ?
  • Ai-je réussi ma vie ou me suis-je trompé de route ?

Vous posez-vous ces questions ou vous laissez-vous bercer par le vent ?

Résoudre ses problèmes par l’écriture

Aujourd’hui, je vous propose un exercice simple.

Un jour où il fait beau (si possible…), prenez un cahier et un stylo.

Allez dans un endroit où vous vous sentirez bien.

Cela pourrait être une terrasse de café ou un parc par exemple.

Cela pourrait être chez vous si vous vous y sentez bien mais je vous conseille de choisir un endroit où personne que vous ne connaissez ne pourra vous interrompre ou si possible un endroit inhabituel pour casser votre routine.

Prévoyez deux heures où vous pourrez être seul et tranquille.

Mettez votre téléphone hors réseau.

Si vous êtes amateur de café, prenez-vous un petit café avant de débuter l’exercice.

Puis posez-vous une question de la liste ou une question liée à un problème que vous rencontrez.

Répondez-y par écrit.

Le fait d’écrire est crucial dans cette démarche.

Ecrire permet de s’éclaircir l’esprit et de pouvoir se relire par la suite pour se souvenir précisément de nos réflexions et pensées.

Je ne vous conseille pas d’utiliser un ordinateur pour cet exercice.

L’objectif est de sortir du cadre habituel dans lequel vous vivez et l’ordinateur en fait partie.

N’essayez pas de répondre à toutes les questions de la liste. Prenez la question la plus importante pour vous, celle qui vous interpelle le plus dans votre vie et prenez le temps de bien y réfléchir.

Vous pourrez toujours renouveler l’exercice par la suite en vous posant d’autres questions un autre jour.

Vous vous êtes posé une question et vous y avez répondu, c’est bien…

Après la réflexion, l’action !

Réfléchir, c’est bien.

Agir, c’est mieux.

Ce qui est important dans l’exercice, c’est d’aller au bout de votre réflexion.

Le principe est simple : lorsque vous répondrez à une question, vous devrez aborder plusieurs phases qui commenceront par des « est-ce que » et des « pourquoi » et qui termineront par des « quelles solutions s’offrent à moi » ou des « comment ».

Voici un exemple :

  • Suis-je heureux dans ma relation ? Non
  • Pourquoi ? Mon copain n’est pas amoureux de moi, il ne prend pas soin de moi et il est égoïste.
  • Comment faire évoluer la situation ? Le quitter pour qu’il sache enfin s’il veut être avec moi ou pas et qu’il change d’attitude.
  • Actions : lui dire que je l’aime mais que je ne supporte plus cette situation et que je préfère arrêter la relation plutôt qu’attendre qu’il me quitte un jour pour une autre.

J’ai été concis dans l’exemple afin d’avoir une vision synthétique d’un problème.

Vous pouvez écrire tout ce qui vous passe par la tête sous forme de phrases structurées ou pas, puis faire un résumé de vos écrits afin de vous clarifier l’esprit.

L’objectif final de cet exercice, c’est de comprendre ce qui ne va pas, ce qui pourrait être changé et comment y parvenir.

Car aller sur des sites internet pour trouver des conseils, c’est utile, mais ça ne remplace pas votre réflexion personnelle sur votre situation.

Une réflexion ne donnera pas systématiquement lieu à une action mais elle devra aboutir à une solution.

Exemple : vous êtes malheureux(se) car vous pensez encore à votre ex. Vous savez qu’il /elle ne vous aime plus mais vous vous rattachez encore à cette histoire du passé.

Votre réflexion doit vous permettre d’aller de l’avant et d’accepter que cette histoire est terminée. La solution serait alors l’acceptation de la situation.

Vous pourriez bien sûr procéder à des actions complémentaires comme : refaire du sport, trouver de nouveaux amis, sortir plus souvent, etc…

Mais la solution principale serait d’accepter la situation…

Ne vous contentez pas de lire cet article et réfléchir de tête à vos problèmes.

Faites l’exercice de rédaction demandé dans les conditions que je vous conseille. Le résultat sera différent et beaucoup plus abouti que si vous intériorisez vos questions.

De plus, cela vous permettra de les relire à froid et vous rappeler vos réflexions en détails.

J’espère que ces conseils vous aideront.

Et vous, quels sont les problèmes que vous n’arrivez pas à résoudre ? Avez-vous essayé d’y penser à l’écrit pour prendre du recul sur la situation et trouver des solutions ?

N’hésitez pas à me faire part de vos réflexions et situations en écrivant un commentaire ci-dessous.

Merci.

Sandrino

4 Commentairs

  1. Bonjour Sandrino,
    C’est vrai que nous avons de moins en moins l’occasion d’être seuls, en tête à tête avec nous-mêmes. Les questions que tu soulèves sont des questions très importantes et peu de gens prennent la peine de se les poser fréquemment. C’est entre autre pour cette raison que certaines personnes arrivent à la fin de leur vie en ayant l’impression d’être passées à côté et de n’avoir pas vraiment vécu ce qu’elles voulaient vivre.
    Bonne journée

  2. Merci pour cet article, Sandrino.

    Notre cerveau est un fidèle serviteur, il apporte toujours des réponses aux questions que l’on se pose!
    Mais la qualité de ses réponses est fonction de la qualité de nos questions : si on se pose les mauvaises questions (comme souvent), il apporte les mauvaises réponses et si on se pose les bonnes questions, notre cerveau ramène les bonnes réponses!
    L’idée n’est pas forcément d’avoir une réponse tout de suite, les bonnes questions font avant tout travailler le cerveau dans le bon sens.

    Un exemple de bonne question à se poser, selon moi, quand il nous arrive une épreuve dans la vie :
    « qu’est-ce que j’ai à apprendre de çà? »
    😉

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