Il y a de nombreuses choses qui peuvent nous faire souffrir au quotidien.

L’une d’entre elles est de se comparer aux autres.

Après une rupture amoureuse

On a tendance à se comparer aux autres dans les situations que l’on supporte mal, par exemple lorsque l’on vit mal notre célibat, notamment après une rupture amoureuse.

On sort avec des amis pour s’aérer l’esprit et oublier notre ex, mais ces amis, fussent-ils sympathiques, sont parfois en couple.

Vous savez, ces couples amoureux qui semblent ne pas avoir de problèmes. Ils sont beaux, ils sont heureux et ils vous renvoient face à votre échec amoureux.

Alors vous vous comparez : ils sont en couple, ils vivent ensemble, ils sont heureux, ils ont construit quelque chose de durable. Et moi ?

J’ai 35 ans (ou plus…), je suis seul, triste et je ne sais pas si je retrouverai quelqu’un d’autre. Je n’ai connu que des échecs…

A vrai dire, quand on sort d’une histoire, on pourrait dire que l’on n’a connu que des échecs.

Le seul moment où on n’a pas l’impression d’être en échec, c’est quand on est en couple et que tout va bien.

On a tous connu de beaux moments dans une histoire d’amour et des ruptures qui font mal. On alterne les bons et les mauvais moments.

Aujourd’hui, je suis heureux dans ma vie amoureuse, et peut-être que vous venez de vous faire larguer…

Mais qu’en sera-t-il demain ?

Peut-être que vous serez heureux en couple et que j’aurai été largué par ma copine !

Pour cette raison, et même si c’est votre premier réflexe, vous ne devez pas vous comparer aux autres.

Jamais !

La comparaison avec les autres fait mal

La comparaison avec les autres n’a pour conséquence que de se faire du mal et de s’auto-flageller sur son sort : les autres sont plus heureux que moi.

Mais nous connaissons tous des cycles dans nos vies. La vie n’est pas stable dans le temps. Tout change en permanence sans que l’on s’en rende compte.

C’est un des concepts de base du bouddhisme d’ailleurs et je vous invite à lire un extrait de l’interview de Christophe André et du Lama Lhundroup au sujet de l’impermanence.

Au-delà de cet aspect, vous trouverez toujours quelqu’un de plus heureux que vous, plus beau, plus riche, qui a plus de succès, etc…

Si vous vous comparez aux autres, cela signifie que vous cherchez à caler votre niveau de bonheur sur celui des autres.

Vous essayez de savoir si votre niveau de bonheur est inférieur ou supérieur aux autres.

Mais si vous êtes malheureux de voir des gens plus heureux que vous, la logique voudrait donc que vous soyez plus heureux quand ils sont malheureux…

Etrange, n’est-ce pas ?

Je dirai plutôt que cela n’a pas de sens.

Et une fois que vous aurez compris que cela n’a pas de sens, vous comprendrez que vous ne devez pas vous comparer aux autres.

Le mariage et les enfants

On ne se compare pas aux autres seulement après une rupture.

On se compare en permanence sur de nombreux sujets.

Certaines comparaisons ont trait au manque de confiance en soi, et d’autres ont trait aux normes sociales, notamment le mariage et les enfants.

Votre petite soeur s’est mariée et vous ne l’êtes pas ? Vous êtes triste.

Vos amies ont eu des enfants et pas vous ? Vous avez manqué votre vie.

Pour une femme, il n’y a rien de pire que ces comparaisons qui sont ancrées de mères en filles dans ces croyances qui semblent les dépasser.

Une femme a autant de valeur, qu’elle soit mariée, célibataire, avec ou sans enfants.

C’est l’héritage du romantisme : croire que l’on a réussi sa vie lorsqu’on sera mariée avec des enfants.

Croire que l’on ne peut être heureuse qu’en ayant accompli ces deux actions.

Je ne remets pas en question le besoin naturel des femmes à avoir des enfants.

Ce qui me chagrine, c’est de voir que certaines femmes pensent qu’elles ne peuvent pas être heureuses si elles n’ont pas eu d’enfants.

Je connais des femmes célibataires sans enfants qui sont heureuses.

Et je connais des femmes mariées avec des enfants et qui ne sont pas heureuses.

Il est où le bonheur, il est où ?

La vie n’est pas une to do list où l’on coche des actions qui nous mèneront au bonheur.

Le bonheur, il est en nous tous… bien caché au fond de nous.

Mais on ne le voit pas car on passe notre temps à regarder ce qui se passe chez les autres, à se mettre de la pression inutilement ou à écouter les normes sociales et culturelles nous dicter ce que l’on doit faire pour être heureux.

Plutôt que de regarder ce qui se passe chez le voisin, je vous invite à prendre du recul, à vous (re)découvrir, à prendre un peu de temps, seul(e), à réfléchir à vous, à ce que vous souhaiteriez vraiment pour vous dans votre vie et à écrire tout cela dans un petit cahier de réflexions que vous garderez près de vous.

Je vous invite également à vous retrouver et redécouvrir les petites choses de la vie, à vous balader dans la nature, seul(e), sans personne à qui parler, afin de bien profiter de ce moment de calme et de sérénité.

Ce n’est pas parce que vous êtes seul(e) que vous devez être triste.

De nombreux hommes et femmes sont en couple mais se sentent seuls intérieurement.

N’ayez pas peur d’être seul et ne regardez pas ce que vivent les autres.

Vivez votre vie, tout simplement, en faisant ce que vous avez vraiment envie de faire et en profitant de chaque moment de vie en toute conscience.

Ce n’est qu’en vous libérant de ces chaines sociales que vous pourrez enfin vous accomplir et apprécier la vie à sa juste valeur.

A vous maintenant : vous mettez-vous de la pression tout seul dans la construction de votre vie de couple ou souffrez-vous de la pression sociale ?

N’hésitez pas à réagir et à poser vos questions !

Sandrino

8 Commentairs

  1. Cher Sandrino,
    Merci pour vos messages et conseils.
    Il y a longtemps que j’ai intégré que « le bonheur » est en soi avant tout.
    Pour la comparaison, oui, il faut être lucide sur ce que l’on a ou n’avons pas par rapport « aux autres ».
    Un couple avec 2 enfants en bas âge représentent une image du bonheur, et pourtant leur quotidien doit être d’une organisation sans faille pour parer aux obligations de leur condition de parents…peu de place pour un peu d’improvisation, de fantaisie dans leur quotidien.
    Un célibataire bien dans sa peau peu partir en WE en Italie sur un « coup de tête »..juste à l’aventure !
    Il y a quelques années j’ai décidé de prendre des distances avec deux couples d’amis pourtant connus de longue date… Pour eux l’image du bonheur parfait (maisons, enfants, amoureux..) mais à plusieurs reprises des remarques désobligeantes sur mon célibat et même ma sexualité m’ont fait remettre en question leur amitié. Après quelques semaines de recul j’étais revenu vers eux mais les remarques ont continué…Donc j’ai décidé de rompre pour ne plus être intoxiqué par leur état d’esprit comparatif et malsain.
    Je n’ai plus confiance en eux tout simplement.
    Actuellement je suis « In Love » avec une personne très timorée, pourtant une femme libre (divorcée), autonome, maman d’un enfant de dix ans, et la relation est pour moi très stimulante sur le plan émotionnel et intellectuel…sans le savoir j’ai pratiqué l’optimisme intelligent et à 55 ans je vous assure ne jamais avoir été aussi déterminé à séduire une femme… pour le meilleur bien sûr !
    Vos conseils m’aident beaucoup, j’ai adressé des liens vers votre site à des personnes de mon entourage proche lorsqu’ils me semblait intéressant qu’ils apprennent de vous à « faire un pas de côté » dans leurs mécanismes de pensées habituels pour rechercher un autre « point de vue  » de leur problématique.
    Bien à vous, très cordialement.
    JL

  2. Excellent article, comme d’habitude Sandrino !

    Je pense que c’est un problème qui touche énormément de personne. Moi le premier.

    J’ai eu beaucoup de mal au début, je me comparais sans cesse aux autres. Heureusement, la maturité et les bons conseils nous aident à prendre du recul sur nous-même et le monde qui nous entoure.

    Bravo et merci pour cet article très utile.

    Au plaisir.
    Morgan

  3. Bonjour JL,
    merci pour votre témoignage ainsi que pour la promotion positive que vous faites de mon site 🙂
    Je vous souhaite le meilleur dans votre nouvelle relation.
    A bientôt.
    Sandrino

  4. Merci beaucoup Sandrino pour cet article, qui est très juste, c’est peut-être l’un des fléaux du monde « moderne », je ne nie pas que celà existais avant mais dans une société ultra-compétitive comme la nôtre celà n’arrange rien.
    Et j’aime beaucoup cette phrase  » le bonheur il est en nous tous…bien caché au fond de nous ».
    Mais difficile celà est, la comparaison est bien plus facile, plus rassurante, que de nous accepter dans nôtre différence, nôtre unicité.

    En tout cas c’est toujours un plaisir de vous lire ^^.

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