« Comment se faire des amis » est un livre écrit par Dale Carnegie et publié en 1936.

Il est rapidement devenu un best-seller mondial et est resté pendant 10 ans dans la liste des meilleures ventes du New York Times.

Il a été traduit en 37 langues et a été vendu à plus de 40 millions d’exemplaires.

Malgré sa date de publication, les principes énoncés dans ce livre restent d’actualité dans l’art de se faire des amis, d’améliorer notre compréhension des relations et de mieux s’intégrer en société.

J’ai pensé que vous seriez intéressé par ce livre, j’ai donc rédigé un article à partir de mes notes de lecture. Je conclus l’article par mon avis sur cet ouvrage.

Comment se faire des amis ?

« Comment se faire des amis » en format livre de poche est constitué de 250 pages. Il est divisé en trois parties principales :

  • 3 techniques fondamentales pour influencer les autres
  • 6 moyens de gagner la sympathie des autres
  • 12 moyens de rallier les autres à votre point de vue

Au début du livre, Dale Carnegie liste 8 points sur lesquels ce livre peut vous aider à progresser :

  1. Éveiller en vous de nouvelles pensées, de nouvelles perspectives. Bousculer la routine
  2. Vous attirer facilement et rapidement des amis
  3. Vous faire apprécier davantage
  4. Rallier les autres à votre point de vue
  5. Développer votre influence, votre ascendant, votre capacité à faire agir
  6. Faire face aux critiques, régler les conflits, garder l’harmonie dans vos contacts avec les autres
  7. Développer vos talents expression et de communication
  8. Susciter l’enthousiasme parmi vos collaborateurs

On entre maintenant dans le vif du sujet !

Première partie – 3 techniques fondamentales pour influencer les autres

1) Si vous voulez du miel, ne bousculez pas la ruche

Connaissez-vous une personne que vous voudriez corriger ? Oui ?

C’est une excellente idée.

Mais pourquoi ne pas commencer par vous-même ? Ce serait beaucoup plus profitable que d’essayer de corriger les autres et beaucoup moins dangereux. Commençons par nous corriger nous-mêmes.

Confucius disait : « ne te plains pas de la neige qui se trouve sur le toit du voisin quand ton seuil est malpropre ».

Si vous voulez demain faire naître des rancunes qui brûleront pendant des lustres, adressez à ceux qui vous entourent quelques cinglantes critiques.

Vous verrez le résultat, même si ces critiques sont parfaitement justifiées à vos yeux.

Quand vous vous adressez un homme, rappelez-vous que vous ne parlez pas un être logique, vous parlez à un être d’émotion, à une créature conduite par son orgueil et son amour-propre.

Le premier imbécile venu est capable de critiquer, de condamner et de se plaindre. Mais il faut de la noblesse et de la maîtrise de soi pour comprendre et pardonner.

Carlyle disait : « un grand homme montre sa grandeur dans la manière dont il traite les petits ».

Ne critiquez pas, ne condamnez pas, ne vous plaignez pas.

2) Le grand secret des relations humaines

Il n’y a qu’un moyen au monde d’amener une personne à accomplir une certaine action, un seul moyen : c’est de susciter en lui le désir d’accomplir cette action.

Selon le philosophe John Dewey, le mobile le plus puissant de la nature humaine, c’est le désir d’être important. C’est ce que Freud appelle : le désir d’être reconnu. William James disait « le principe le plus profond de la nature humaine, c’est la soif d’être apprécié ».

Charles Schwab disait : « Mon pouvoir d’éveiller l’enthousiasme chez les hommes est mon capital le plus précieux. C’est en encourageant l’individu qu’on révèle et qu’on développe ses meilleurs dons. Rien ne tue davantage l’ambition d’une personne que les critiques de ses supérieurs ».

Je ne réprimande jamais personne. Je crois qu’il vaut mieux stimuler, donner aux êtres un idéal à atteindre. C’est pourquoi je suis toujours prêt à louer et je déteste gronder. Si je trouve une chose bien faite, j’approuve sincèrement et je prodigue des compliments.

Or c’est le contraire de ce que nous faisons. Quand une chose nous déplaît, nous crions et tempêtons. Mais quand nous sommes satisfaits, nous ne disons rien. On voit toujours les qualités de loin et les défauts de près.

Il y a quelques années, une enquête a été réalisée sur les femmes qui abandonnent leur foyer. Qu’est-ce qui peut bien poussé les femmes à quitter le foyer ? Tout simplement l’indifférence de leur mari.

Je parierais d’ailleurs qu’une enquête analogue sur les maris qui désertent le foyer donnerait les mêmes résultats. Nous considérons tellement notre conjoint comme faisant partie du décor que nous ne pensons jamais assez à lui témoigner notre intérêt.

Nous nourrissons les corps de nos enfants, de nos invités, de nos employés, mais nous gardons bien rarement l’aliment nécessaire à leur propre estime.

Nous négligeons de leur offrir les bonnes paroles qui résonneraient longtemps dans leur mémoire comme une incomparable mélodie.

Il est possible de transformer la vie de quelqu’un simplement en lui témoignant de la considération.

Au lieu de nous concentrer sur nous-mêmes, efforçons-nous de voir les qualités de notre interlocuteur. Nous pourrons alors lui exprimer notre admiration sincère sans avoir recours à des compliments forcés qui sonneront faux.

Rendre justice aux mérites des autres est une qualité que nous négligeons de développer dans la vie de tous les jours.

Dans nos relations avec les autres, nous ne devrions jamais oublier que ceux qui nous entourent sont des être humains, et qui sont tous avides d’éloges.

L’éloge sincère est le miel des relations entre les hommes.

Complimentez honnêtement et sincèrement

3) Qui en est capable a le monde avec lui

La seule façon d’influencer son voisin, c’est de lui parler de ce qu’il veut et de lui montrer comment il peut l’obtenir.

Harry A. Overstreet disait : « L’action nait de nos désirs fondamentaux, et le meilleur conseil qu’on puisse offrir à ceux qui désirent influencer leurs semblables, c’est avant tout d’éveiller chez eux un ardent désir ».

Demain vous aurez besoin de persuader quelqu’un de faire ceci ou cela. Avant de parler, réfléchissez, et dites-vous : « comment puis-je l’amener à vouloir faire ce que je lui demande ? ».

Voici un des meilleurs conseils jamais formulé sur l’art de mener les hommes. Il est d’Henri Ford : « le secret du succès, s’il existe, c’est la faculté de se mettre à la place de l’autre et de considérer les choses de son point de vue autant que du notre ».

Et pourtant, 90 % des individus l’ignorent dans 90 % des cas. On parle de ce qu’on veut et on ne prend pas en considération ce que l’autre souhaite.

Un philosophe a dit : « manifester sa personnalité est pour l’homme une nécessité dominante ».

Alors, pourquoi ne pas utiliser cette tactique en affaire ? Quand il nous vient une idée brillante, laissons croire à notre client ou à un autre collaborateur qu’elle vient de lui. Il la considérera comme sienne, il en sera fier.

Motivez souvent pour faire ce que vous proposer

Seconde partie : 6 moyens de gagner la sympathie des autres

1) Pour être partout le bienvenu

Vous vous ferez plus d’amis en deux mois en vous intéressant sincèrement aux autres que vous ne pourriez en conquérir en deux ans en vous efforçant d’amener les autres à s’intéresser à vous.

Les gens ne songent pas à vous. Ils ne songent pas à moi. Ils songent à eux-mêmes.

Je sais par expérience que l’on peut capter l’attention et obtenir la coopération des personnages les plus importants et les plus sollicités simplement en leur montrant l’intérêt et l’admiration sincère qu’on a pour eux.

Montrer intérêt et admiration sincère à autrui est une qualité qui vous permettra de gagner sa sympathie.

Le poète Romain publilius Sirus disait : « Nous nous intéressons aux autres quand ils s’intéressent à nous ».

Intéressez-vous réellement aux autres

2) Un moyen facile de faire une bonne première impression

Le professeur James U. McConnell a dit : « Ceux qui sourient ont tendance à diriger, à enseigner ou à vendre avec plus d’efficacité, et leurs enfants sont en général plus heureux. Un sourire à plus d’effet qu’un froncement de sourcils. C’est pourquoi les encouragements ont plus d’impact que le blâme ».

Vous n’avez pas envie de sourire ? Et bien forcez vous !

Si vous êtes seuls, sifflez, fredonnez, chantez. Agissez comme si vous étiez déjà vraiment heureux, et cela tendra à vous rendre heureux.

William James, professeur à Harvard a dit : « L’action semble succéder à la pensée, mais en réalité, l’action et la pensée se produisent simultanément. En menant une action qui est sous le contrôle de la volonté, nous pouvons indirectement gouverner les sentiments qui échappent à son influence. Ainsi, si nous avons perdu la joie, le meilleur moyen de la retrouver, c’est de nous comporter comme si elle était déjà en nous ».

Comme disait Shakespeare : « Rien n’est mauvais, rien n’est bon, c’est notre pensée qui crée le bonheur ou le malheur ».

Votre sourire est le messager de votre bonne volonté. Il réchauffe le cœur de qui le reçoit. Pour celui qui toute la journée, n’a côtoyé que des gens au visage fermé et renfrogné, un sourire est un rayon de soleil.

Quand nous nous sentons tendu en raison du comportement d’un supérieur, d’un client, professeur, d’un parent ou d’un enfant, un sourire peut aider à nous rappeler que le bonheur est néanmoins présent.

Un sourire ne coûte rien mais il crée beaucoup.

Le sourire crée du bonheur à la maison, de bonnes relations dans les affaires. Il est le signe de l’amitié. Lors ce que vous rencontrez un homme trop las pour vous donner un sourire, laissez-lui le votre.

Car nul n’a plus besoin d’un sourire que celui qui n’en a plus à offrir.

Alors si vous souhaitez vous faire des amis…

Ayez le sourire

3) Si vous n’observez pas ce principe, tant pis pour vous

Franklin D. Roosevelt savait que l’un des moyens les plus évidents, les plus faciles et les plus efficaces de plaire aux gens, était de retenir leur nom et de leur faire sentir leur importance.

Cette mémoire particulière est aussi importante dans les rapports commerciaux, sociaux ou politiques.

Nous devrions nous rendre compte du formidable pouvoir d’un nom.

Le nom est l’identité de la personne. C’est ce qui la distingue des autres, lui donne son caractère unique.

Les renseignements que nous communiquons ou les requêtes que nous formulons revêtent une importance particulière lorsque nous saluons par son nom celui à qui nous nous adressons.

Rappelez vous que le nom d’une personne revêt pour elle une grande importance

4) Voulez-vous que votre conversation soit appréciée ? C’est très facile.

Tous les hommes aiment à discourir quand on les écoute avec intérêt.

Écouter un homme avec passion et intérêt, c’est lui faire le plus flatteur des compliments.

Le professeur Charles W. Eliot a dit : « Il n’y a aucun mystère : pour conquérir la sympathie d’une personne, pour la mettre en humeur favorable et la rallier à votre cause, il faut avant tout lui accorder votre attention exclusive lorsqu’elle s’exprime. Rien n’est plus flatteur ».

Si vous tenez à ce que votre conversation soit appréciée, sachez écouter.

Pour être intéressant, soyez intéressé.

Posez des questions qui stimulent agréablement votre interlocuteur. Interrogez le sur sa vie, sur ce qu’il a fait.

Rappelez-vous que la personne avec qui vous conversez s’intéresse 100 fois plus à ses désirs et à ses problèmes qu’à vous et à vos préoccupations.

Songez à cela la prochaine fois que vous engagerez une conversation avec quelqu’un.

Sachez écouter et encouragez les autres à parler d’eux-mêmes

5) Comment intéresser les autres ?

Roosevelt savait, comme tous ceux qui se sont rendus populaires, que pour trouver le chemin du cœur d’un homme, il faut l’entretenir de ce qu’il chérit le plus.

Parlez à votre interlocuteur de ce qui l’intéresse

6) Comment plaire instantanément ?

Faites sentir aux autres leur importance. Comme nous l’avons expliqué plus haut, le désir d’être important est le plus puissant des appétits humains.

Vous tenez à l’estime de ceux qui vous entourent. Vous désirez qu’on rende justice à vos mérites. Vous appréciez de vous sentir important dans votre petite sphère. Vous détestez les lourdes flatteries, mais vous avez faim d’éloges sincères. Vous voulez être honoré, encouragé, complimenté.

Nous aspirons tous à cela. Donnons aux autres ce que nous voudrions recevoir d’eux.

Plus d’une vie pourrait être changée si seulement nous prenions la peine de faire sentir aux autres leur importance.

Comme disait Emerson : « Tout homme m’est supérieur en quelque manière, et je m’instruis auprès de lui ».

Faites sentir aux autres leur importance et faites-le sincèrement

Troisième partie : 12 moyens de rallier les autres à votre point de vue

1) Que gagnez-vous à argumenter ?

Évitez toujours les querelles.

Le meilleur moyen de l’emporter dans une controverse, c’est de l’éviter. Fuyez les discussions comme les serpents à sonnettes ou les tremblements de terre. Ces batailles-là, personne ne les gagnent.

En effet si vous perdez, vous perdez. Et si vous gagnez, vous perdez aussi.

Car vous avez fait sentir son infériorité à celui qui a perdu. Vous avez blessé son amour-propre, son orgueil. Il est furieux.

Et vous le savez : « homme convaincu malgré lui, garde toujours le même avis ».

Franklin Roosevelt disait : « A force de batailler et d’argumenter, vous parviendrez peut-être à confondre votre interlocuteur, mais votre victoire sera inutile, car jamais vous n’obtiendrez l’accord sincère de votre adversaire ».

Voici une épitaphe en vers libres provenant du journal de Boston :

ci-git, dans son bon droit, William Jay,
qui traversa la rue ayant priorité.
Mais il n’est pas moins mort
que si il avait eu tort.

Bouddha a dit : « Ce n’est jamais la haine qui met fin à la haine : c’est l’Amour ».

Un malentendu n’est pas dissipé par une discussion, mais par le tact, la diplomatie, l’esprit de conciliation et par le désir généreux de considérer le point de vue de l’autre.

Voici quelques conseils :

  • Ne cédez pas à votre première impulsion
  • Maîtrisez votre colère
  • Commencez par écouter
  • Cherchez un terrain d’entente
  • Soyez honnête
  • Promettez de réfléchir aux idées de vos antagonistes, de les étudier avec soin
  • Remerciez sincèrement vos adversaires pour leur intérêt

Évitez les controverses, seul moyen d’en sortir vainqueur

2) Un moyen infaillible de se faire des ennemis !

Il est difficile, même dans les conditions les plus favorables, de modifier l’opinion de nos semblables. Alors pourquoi élever des obstacles ? Pourquoi ajouter encore à la difficulté ?

Il ne vous arrivera jamais d’ennuis si vous admettez promptement que vous êtes sujet à l’erreur.

Je suis parfaitement convaincu qu’on ne gagne rien à faire ressortir les erreurs des autres.

Au contraire, on porte préjudice à la personne à qui on prouve qu’elle a tort. On ne réussit qu’à la dépouiller de sa dignité et on se rend soi-même importun.

Respectez les opinions de votre interlocuteur. Ne lui dites jamais qu’il a tort

3) Que faire quand vous avez tort ?

Quand nous savons que nous méritons une remontrance, ne vaut-il pas mieux prendre les devants courageusement et faire notre mea culpa ?

Hâtez-vous de dire de vous-même toutes les choses déplaisantes que l’autre personne allait exprimer.

Il y a 99 chances sur 100 pour qu’elle adopte alors une attitude généreuse et clémente, et qu’elle ferme les yeux sur vos fautes.

Avoir le courage de reconnaître ses torts procure une certaine satisfaction. Si cela soulage du sentiment de culpabilité, cela permet aussi souvent de résoudre le problème créé par nos erreurs.

Le premier imbécile venu peut essayer de justifier ses erreurs. Mais l’homme qui reconnait ses fautes s’élève au-dessus de la masse, il éprouve une joie noble.

Si vous avez tort, admettez-le promptement et énergiquement

4) C’est par le coeur qu’on parvient à l’esprit

Si vous voulez rallier un homme à votre cause, persuadez le d’abord que vous êtes son ami.

Ce sera la goutte de miel qui touchera son cœur, et c’est par le cœur qu’on parvient à l’esprit.

Commencez de façon amicale

5) Le secret de Socrate

Quand vous voulez convaincre votre auditeur, évitez dès le début de la conversation de soulever les questions sur lesquelles vous et lui ne vous entendez pas.

Appliquez-vous, au contraire, jusqu’à la fin, à souligner les points sur lesquels vous êtes tous les deux du même avis.

Autant que possible, montrez que vous travaillez au même but, et que vous différez seulement quant aux moyens d’y parvenir.

Tacher d’amener cette personne à dire : « oui, oui » le plus tôt possible. Faites qu’elle n’ait pas à prononcer de « non ».

Ces réponses affirmatives entraînent la pensée de votre interlocuteur sur une pente favorable.

Socrate a accompli ce que bien peu d’hommes ont réalisé à travers les âges. Quelle était sa méthode ?

Disait-il à ses voisins qu’il avait tort ? Non ! Il était trop adroit pour cela.

Toute sa technique, maintenant appelée méthode socratique, consistait à poser des questions auxquelles son adversaire ne pouvait que répondre affirmativement.

L’un après l’autre, il emportait toute une série d’acquiescements.

Et ainsi de questions irrésistibles en réponses affirmatives, il entraînait son interlocuteur vers une conclusion que celui ci aurait repoussé violemment quelques instants auparavant.

Posez des questions qui font dire oui immédiatement

6) La soupape de sécurité

La plupart des gens, quand ils essayent de convaincre un interlocuteur, parlent trop.

Laissez donc l’autre vider son sac. Il connaît mieux que vous son affaire et ses problèmes.

Posez-lui des questions et laissez-le s’exprimer. Si vous n’êtes pas d’accord avec lui, vous serez tenté de l’interrompre.

Mais n’en faites rien. C’est dangereux.

Il ne vous écoutera pas tant qu’il ne sera pas libéré de toutes les idées qu’il brûle d’exprimer. Écouter le patiemment et avec impartialité. Donnez-lui votre attention pleine et sincère. Encouragez-le à dévoiler le fond de sa pensée.

Laissez votre interlocuteur parler tout à son aise

7) Pour obtenir la coopération d’autrui

Nous n’aimons pas qu’on nous impose quoi que ce soit.

Nous aimons mieux agir de notre propre initiative. Il nous est agréable d’être consulté sur nous et nos désirs.

Laisser à son interlocuteur le plaisir de croire que l’idée vient de lui produit autant d’effet dans la vie familiale que dans les affaires ou la politique.

Accordez à votre interlocuteur le plaisir de croire que l’idée vient de lui

8) Une formule pour accomplir des prodiges

Même si votre voisin est complètement dans l’erreur, il ne croit pas se tromper.

Ne le condamnez pas. Le premier sot venu peut condamner. Essayez plutôt de le comprendre. C’est là le fait des être sage, tolérant et peut-être même exceptionnel.

Pour penser et pour agir comme il le fait, votre voisin a une raison. Découvrez ce motif caché et vous connaîtrez le secret de ses actes et probablement de sa personnalité.

Efforcez-vous sincèrement de vous mettre à sa place.

Dites-vous : « quels sentiments éprouverai je, quelles seraient mes réactions si j’étais à sa place ».

Vous vous perfectionnerez considérablement dans l’art de mener les hommes.

La réussite dans nos rapports avec les autres dépend d’une compréhension profonde du point de vue de l’autre.

La prochaine fois que vous aurez à négocier ou à vendre quelque chose à quelqu’un, réfléchissez d’abord, et essayez de voir les choses du point de vue de l’autre.

Dites-vous : « pour quelles raisons fera-t-il ce que je lui demande ? ».

Cela vous prendra un peu de temps, mais vous serez infiniment récompensé de votre effort, car vous saurez mieux le toucher et vous obtiendrez avec beaucoup moins de peine des résultats bien supérieurs.

Le professeur qui dirigeait le département commercial à l’université d’Harvard disait : « J’aimerais mieux passer deux heures à arpenter le trottoir devant le bureau d’un client que d’entrer chez lui sans avoir une idée parfaitement nette de ce que je vais lui dire et de ce que, d’après mes prévisions, il me répondra vraisemblablement ».

Si la lecture de ce livre ne vous apporte qu’une seule chose : une attitude croissante à considérer en toute circonstance le point de vue d’autrui autant que le vôtre.

Oui, même si cet ouvrage ne vous apporte que cela, il constituera déjà l’une des étapes les plus significatives dans votre vie.

Efforcez-vous de voir les choses du point de vue de votre interlocuteur

9) Ce que chacun désire

N’aimeriez-vous pas connaître une phrase magique grâce a laquelle vous éviteriez les querelles, dissiperiez les rancunes, stimuleriez les bonnes volontés et inciteriez votre auditeur à vous écouter attentivement ? Oui ?

Alors cette phrase la voici : « je comprends très bien votre attitude, si j’étais vous, j’aurai probablement la même ».

Les trois quarts des gens que vous rencontrerez ont cruellement soif de sympathie, de compréhension. Contentez-les et ils vous adoreront.

Nous avons tous besoin de sympathie. Que l’on soit enfant ou adulte.

Accueillez avec sympathie les idées et les désirs des autres

10) Un appel apprécié de tous

Je suis persuadé que même l’individu qui a tendance à tricher réagira favorablement si vous lui montrez que vous le tenez pour une personne intègre et loyal.

Faites appel aux sentiments élevés

11) Le cinéma le fait, la télévision le fait, pourquoi pas vous ?

Il faut du spectaculaire. Affirmer une vérité ne suffit pas.

Il faut frapper l’imagination, rendre les faits vivants, intéressants, impressionnants.

C’est ce que fait le cinéma, c’est ce que fait la télévision. C’est ce que vous devez faire si vous voulez capter l’attention.

Les spots publicitaires à la télévision abondent en exemple d’utilisation de techniques spectaculaires de marketing.

Asseyez-vous devant votre poste et analysez les méthodes publicitaires.

Vous pouvez, dans les affaires et dans la vie de tous les jours, tout aussi bien présenter vos idées de façon spectaculaire.

Démontrez spectaculairement vos idées. Frappez la vue et l’imagination

12) Pour déclencher une réaction

Pour obtenir des résultats, stimulez la compétition, non par l’appât du gain, mais par une émulation plus noble, le désir de mieux faire, de surpasser les autres et de se surpasser.

Le désir d’exceller, le défi à relever, c’est ce qui attire infailliblement les personnes de caractère.

Lancez un défi

Quatrième partie – Soyez un leader

1) S’il vous faut corriger une faute, commencez ainsi

Commençons par faire des éloges et nous ferons progresser notre entourage.

Commencez par des éloges sincères

2) Comment corriger les autres sans vous faire détester

Avec des personnes sensibles qui souffriraient d’une critique directe, attirez indirectement l’attention sur leurs erreurs, et vous ferez des merveilles.

Faites remarquer erreurs ou défauts de manière indirecte

3) Parlez d’abord de vos erreurs

En reconnaissant nos propres erreurs, même si nous ne les avons pas corrigées, nous pouvons aider les autres à modifier leur comportement.

Mentionnez vos erreurs avant de corriger celles des autres

4) Personne n’aime recevoir des ordres

Il faut toujours laisser une certaine initiative à ses collaborateurs, et ne ne pas leur faire sentir de contraintes. Il faut les laisser agir librement et progresser par leurs erreurs.

C’est le genre d’attitude qui incite une personne à se corriger volontiers, qui ménage sa fierté, lui donne le sentiment de son importance et le désir de coopérer au lieu de se rebeller.

Posez des questions plutôt que de donner des ordres directs

5) Comment ménager l’amour-propre de votre interlocuteur

Antoine de Saint Exupéry a écrit : « Je n’ai pas le droit de dire ou de faire quelque chose qui diminue un homme à ses propres yeux. Ce qui compte, ce n’est pas ce que je pense de lui, mais c’est ce que lui pense de lui-même. Blesser un homme dans sa dignité est un crime ».

Laissez votre interlocuteur sauver la face

6) Comment stimuler les hommes

Reconnaissons les progrès si légers soient-il de ceux que nous voulons encourager. C’est ainsi que nous les stimulerons, que nous les engagerons à poursuivre leurs efforts.

Souvenez-vous que nous avons grand besoin de compliments et de considération, et que nous ferons tout pour nous les attirer.

Mais personne n’apprécie l’hypocrisie. Personne n’apprécie la flatterie.

Les méthodes exposées dans ce livre ne réussiront que si elles sont sincères et viennent du cœur.

Ce que je préconise, ce n’est pas une série de trucs, c’est une nouvelle manière de vivre.

Vous avez la puissance de stimuler les autres par vos encouragements sincères, et de leur faire connaître les talents qui sommeillent en eux.

Les talents se fanent sous la critique. Ils fleurissent et fructifient avec l’encouragement.

Louez le moindre progrès et louez tout progrès de manière chaleureuse et généreuse

7) Comment inciter l’autre à se dépasser ?

Si vous désirez développer une certaine qualité chez un individu, agissez comme si cette qualité était déjà un de ses traits dominants.

Feignez de croire à l’existence de telle ou telle vertu chez la personne que vous voulez perfectionner.

Affirmez ouvertement votre confiance en elle. Donnez-lui une belle réputation à justifier, et elle fera des efforts prodigieux pour éviter de démériter à vos yeux.

Donnez une belle réputation à mériter

8) Comment favoriser les progrès ?

Dites à votre enfant, à votre conjoint ou à votre collaborateur qu’il est stupide, qu’il n’a aucune disposition pour tel travail ou tel jeu, qu’il le fait mal, qu’il ne comprend rien, et vous détruisez en lui tout désir de se perfectionner.

En revanche, dispensez généreusement les encouragements, arrangez-vous pour que la tache à accomplir semble facile.

Montrez à celui que vous voulez stimuler que vous avez confiance en ses capacités. Dites-lui qu’il possède un talent qu’il ne soupçonne pas et il s’exercera jusqu’au petit jour s’il le faut.

Si vous voulez aider les autres à progresser : Encouragez-le et faites que l’erreur semble facile à corriger.

9) Comment motiver ?

Pour modifier une attitude ou un comportement, il est utile de garder en mémoire les points suivants :

  1. soyez sincère
  2. sachez exactement ce que vous voulez que votre interlocuteur fasse
  3. mettez vous à la place de votre interlocuteur
  4. considérez les avantages que votre interlocuteur peut retirer en accomplissant ce que vous lui proposez
  5. faites que ces avantages soient en accord avec les désirs de votre interlocuteur
  6. Quand vous faites votre proposition, formulez-la de telle manière que votre interlocuteur comprenne qu’il va en retirer un avantage personnel

Votre interlocuteur ne sera peut-être pas très heureux de faire ce que vous lui proposez mais il sera plus heureux que si vous n’avez pas mentionné ces avantages.

Il serait naïf de croire que vous obtiendrez toujours de cette façon une réaction favorable. Mais vous augmenterez vos succès.

Rendez les autres heureux de faire ce que vous suggérez

Avis sur le livre « comment se faire des amis »

Comment se faire des amis, malgré sa vision très américaine des relations, constitue une lecture intéressante à qui souhaiterait améliorer sa compréhension des relations humaines et du comportement des individus en général.

On y trouve de nombreuses citations de personnages célèbres mais aussi un grand nombre d’exemples de situations réelles et historiques qui permettent de souligner les conseils du livre.

Certains conseils sont parfois orientés pour le monde des affaires mais s’appliquent également au domaine des relations amicales et amoureuses.

On y retrouve des concepts importants et indispensables pour de meilleures relations, notamment la compréhension du point de vue de l’autre, le fait de motiver, de ne pas juger, de ne pas blesser, …

Ce livre permet effectivement de se faire des amis mais pas seulement.

Ce que je retrouve dans ce livre, ce sont des rappels de comment, nous, humains, fonctionnons et réagissons dans notre environnement et contexte social.

Donc, malgré une approche orientée « affaires », je recommande ce livre si vous souhaitez vous faire des amis ou souhaitez améliorer votre comportement en société et favoriser votre réussite.

En dehors de la notion de se faire des amis ou de mieux gérer ses relations amoureuses, ces concepts permettent également de mieux réussir dans un contexte professionnel.

Si vous êtes intéressé par ce livre, je vous recommande de le commander chez le libraire le plus proche de chez vous afin de faire fonctionner le commerce local.

Vous avez lu ce livre ? Dites-moi ce que vous en pensez en laissant un commentaire.

Vous pourriez également être intéressé par les articles suivants :

Merci

Sandrino

Répondre

Please enter your comment!
Please enter your name here