Vous vous sentiez bien aujourd’hui, il faisait beau, vous veniez de boire un verre en terrasse avec un ami. Puis lors d’une conversation téléphonique avec un membre de votre famille, tout change brusquement : la pression sociale est de retour !

Quand on est célibataire et que l’on est une femme, bien que cela concerne aussi les hommes, on se passerait bien de cette source de stress.

Comment résister à cette pression familiale et sociale ?

La pression du célibat pour une femme

Lorsque votre famille vous demande régulièrement « quand vas-tu nous amener un jeune homme à la maison? » ou bien « Le temps passe vite ma chérie », il y a de quoi être soit énervée, soit déprimée.

La pression sociale peut être active ou passive. L’exemple précédent est une pression active, vous n’avez rien demandé, on vous rappelle que vous êtes célibataire ou pas engagée. On vous met une pression liée à votre célibat.

Mais étiez-vous vraiment malheureuse ? Hormis le sentiment d’appartenir à la caste des « couples », cela n’a jamais été un gage d’échec que d’être « temporairement » célibataire. Il y a même des avantages à être célibataire.

Je vous conseille d’avoir une ou deux réponses type pour ce type de question. Vous pourriez par exemple répondre : « Je ne suis pas seule, je suis célibataire en période de transition » ou bien avec de l’humour « Il me faut du temps pour choisir entre toutes les propositions… » 😉

Il y a bien une vérité dans cette dernière phrase car même si nous n’avez pas énormément de succès, vous avez toujours des occasions de relation que vous avez refusées. On plait toujours à quelqu’un mais ce n’est pas toujours la personne que l’on souhaite.

Il est très rapide de nos jours de rencontrer quelqu’un, mais il faut plus de temps pour trouver la personne avec qui l’on souhaite construire un futur commun, une relation qui débuterait de la meilleure des manières.

La pression familiale

Et la pression sociale, souvent provenant de notre propre famille, de personnes qui nous aiment, ne nous aide pas. J’ai été moi-même confronté à cette situation dans le passé.

Etre célibataire me pesait. Alors quand mon père ou ma mère me demandait pourquoi je n’amenais jamais de petites copines à la maison, cela me pesait encore un peu plus et je n’arrivais plus à supporter ces questions bienveillantes mais fatigantes à la longue.

Un jour, j’en ai eu marre. J’ai simplement expliqué à mes parents que cela m’énervait, que leurs remarques m’attristaient et qu’ils devaient arrêter ce comportement pour mon bien. Ils ne m’ont plus jamais posé la question.

Ne subissez pas quelque chose que vous pouvez arrêter en une phrase claire et sincère. Vos parents ont des attentes mais ils vous aiment avant tout. Soyez prévenants mais explicites, vous réglerez ce problème rapidement.

La pression au travail

Avec les amis, c’est un peu différent, on se confie peut-être un peu plus. Ils savent donc ce que vous pensez déjà et évitent de vous poser des questions qui pourraient vous embarrasser.

En revanche, dans le milieu professionnel, c’est différent. Des remarques telles que « Alors, et les enfants, tu vas t’y mettre bientôt ? », à force, cela agace. Cela peut même blesser.

Ce que je trouve surprenant, c’est que ce sont souvent des femmes qui posent cette question à d’autres femmes. Je suis un homme et je sais que cette situation est rarement bien vécue côté féminin. Je ne me permettrai donc jamais de poser la question.

D’autant plus que de plus en plus de couples ont du mal à avoir des enfants. Ils n’ont pas forcément envie d’expliquer qu’ils veulent un bébé mais qu’ils n’arrivent pas à en avoir un. Alors poser la question à quelqu’un, même si cela peut sembler anodin, c’est parfois remuer un couteau dans une plaie.

Si on vous fait des remarques au travail, comme pour la pression familiale, je pense qu’il faut être franc et direct envers ceux qui vous mettent mal à l’aise à vous poser ce genre de questions. Ne vous laissez pas miner par la pression sociale au travail !

La pression sociale passive

Il y a un dernier cas à traiter…

Parfois, personne autour de vous ne vous met de pression, et c’est vous qui vous en mettez.

Vous êtes entourés de couples qui viennent d’avoir des enfants ? Vous vous sentez décalés, vous avez l’impression d’être en retard sur eux. Ils ont ce que vous n’avez pas.

Cette situation est tout à fait compréhensible et difficile à vivre, peut-être plus encore pour les femmes qui ressentent le besoin d’avoir un enfant et qui voient le temps passer.

Mais devez vous gâcher votre vie en faisant de mauvais calculs ? C’est une simple question de timing.

Vous n’êtes pas en couple actuellement, vous le serez plus tard. Vous n’allez pas sortir avec quelqu’un qui ne vous plait pas vraiment, quelqu’un que vous n’aimez pas, et avoir un enfant avec lui juste pour être dans les normes et faire comme les autres.

Être en couple ou avoir un enfant ne devrait pas être une envie qui vous stresse au quotidien. Ce qui compte, c’est que vous vous sentiez bien, dans l’instant présent, et en dehors de tout facteur externe. Et cela n’est pas lié au couple mais à vous même avant tout.

Comme je l’expliquais dans un précédent article intitulé « le bonheur, vite, maintenant !« , c’est vous qui créez votre bonheur. Vous devez prendre votre temps et surtout ne jamais vous comparer aux autres. (voir l’article : quand on se compare aux autres).

Nos situations ne sont pas stables dans le temps, aucune situation n’est parfaite, il n’y a pas à envier  vos amis de ce qu’ils ont aujourd’hui. Ils ont tous des problèmes dont vous n’avez même pas connaissance.

Vivez votre vie comme vous l’entendez sans vous soucier de la vie des autres. Ce n’est pas facile, certes, mais vous y gagnerez en sérénité et serez dans un meilleur état d’esprit,  propice aux rencontres et aux belles histoires…

Comment résister à la pression sociale et familiale

Pour résumer, quand on vous pose une question qui vous met de la pression sur votre célibat ou sur le fait d’avoir un enfant, dites clairement que ces questions vous gênent et vous mettent de la pression sur votre situation.

Et si on ne vous met pas de pression, ne vous en mettez pas vous-même car se mettre de la pression peut nuire à vos histoires d’amour. Car vous risquez de vouloir allez vite en début de relation, et mettre de la pression à un homme trop rapidement a de grandes chances de le faire fuir…

A vous maintenant : vous ressentez de la pression autour de vous ? Par votre famille ou au boulot ? Ou vous mettez-vous seul(e) de la pression à cause de votre célibat et du temps qui passe et de l’envie d’être mère ou père ? Laissez un commentaire pour témoigner ou pour poser vos questions ci-dessous. Merci !

16 Commentairs

    • Ça c’est vrai mais moi j’ai un bb de 2 ans et son papa viens de mourir depuis que je suis avec lui je rencontre des hommes mais ça ne dure pas je ne sais pas où c’est moi qui fait les choses mâle je ne sais pas

  1. Article qui fait du bien…

    A 27 ans, je subis moi même cette pression sociale depuis le début d’année. ça a commencé par un commentaire d’un ami de mes parents, le fameux « Tu n’as pas de copain ? Pourquoi ? Il serait temps de te caser pourtant… » et ça se poursuit avec mes parents et amis qui essayent de me rassurer avec le fameux « Tu trouveras quelqu’un, t’inquiète pas ». Ce qui involontairement de leur part me rappelle que c’est pas « normal » d’être seule à mon âge mais « tu trouveras et là, tu seras enfin HEUREUSE comme nous !! ».

    Je me reconnais auss beaucoup dans la « pression sociale passive », grâce à la magie de Facebook où je vois les joyeux couples se marier et fonder un foyer quand je suis seule, encore en CDD, en location d’appart et que je vis avec 2 chats (et oui, j’ai poussé le cliché de la célibataire jusqu’au bout haha).

    En bref, je pense appliquer votre conseil de dire clairement quand les réflexions ou questions me gênent. Oui, pourquoi devoir subir ce genre de pression, je n’y suis pas forcée. Mais surtout, j’ai de nouveaux projets que je n’auras jamais initié si j’avais été en couple (grands voyages en solo, musique) qui se mettent en place et je compte bien les accomplir (et au passage, renverser la vapeur et rendre jalouse mon entourage embourbé dans leurs bébés et leur routine 😉 ).

    • Bonjour Mira,
      Je connais de nombreux « joyeux couples » qui ne sont pas aussi joyeux que l’on croit.

      En couple ou célibataire, il y a des avantages et des inconvénients dans les deux situations. Lorsque l’on est en couple, on peut se sentir aimée et appréciée mais on peut aussi se sentir délaissée ou être en couple par habitude et s’ennuyer. Lorsque l’on est célibataire, on est parfois triste de se retrouver seule à la maison un dimanche après-midi mais on peut aussi avoir plus de temps pour faire ce que l’on veut quand on veut.

      Personnellement, j’apprécie d’être avec ma copine mais je suis heureux d’avoir pu passer de grandes périodes en tant que célibataire pour la liberté que cela procure.

      Vous êtes jeune, profitez de votre vie de célibataire. Moins vous vous poserez de questions, plus vous vous sentirez bien « seule » et plus vous attirerez les hommes vers vous. C’est ce qui m’est arrivé avec ma copine. C’est dans la période où j’étais le plus serein qu’elle est apparue… hasard ? 😉

      Pour terminer, n’hésitez pas à dire clairement à l’ami de vos parents et à vos parents que vous ne supportez pas ce type de remarque. Ne le dites pas avec méchanceté (notamment pour l’ami de vos parents), mais de manière directe et franche. Vous verrez que cela fonctionne très bien.

      A bientôt.

      Sandrino

      • Merci pour votre réponse !

        Oui, je pense que je vais plutôt positiver mon célibat autant que possible et arrêter surtout de me comparer bêtement aux autres. D’autant plus que depuis quelques semaines, je me rends effectivement compte qu’être en couple comporte des inconvénients qui ne me manque plus trop pour l’instant. Et c’est vrai que j’ai tendance à oublier aussi que 27 ans, cela reste jeune mais comme d’habitude, on se compare aux autres personnes de 25-30 ans alors on se dit « Mince, je suis à la bourre! ».

        Et effectivement, je me rends bien compte aussi que passer son temps à déplorer son célibat sans en profiter n’est pas forcément très vendeur pour les autres haha C’est même très pesant de s’enfermer dedans et cela ne fait que renforcer le mal être malheureusement… Mais depuis mon commentaire de décembre, que je viens de relire, je me rends quand même compte que j’ai un peu changé ma vision des choses, du coup ça me fait très plaisir 😉

        Sinon ce blog est vraiment très sympa, bonne continuation 🙂

      • Bonjour Mira,

        Merci pour votre commentaire 🙂

        je suis heureux d’apprendre que vous allez mieux !

        J’ai passé de bons moments en tant que célibataires et de bons moments en couple. Ce ne sont juste pas les mêmes types de plaisirs. Et il faut savoir profiter de chacune des situations 🙂

        Bonne journée.

        Sandrino

  2. Bonjour Sandrino
    J ai 37ans bientôt et je me retrouve dans votre texte comme si on l avait écrit ensemble. J ai aussi appris comment répondre à ceux qui passe toute la vie à nous plonger dans les soucis. Tour a tour à mon milieu professionnel tel ou tel vient te parler du mariage. Même quand tu fais semblant de ne pas y penser ils viennent remuer la plaie . Quelque chose qui pèse sur toi que tu gères avec beaucoup de difficultés mais on te ramène à ça tout le temps. Le jugement des autres leur mépris la moquerie même avec celui à qui tu te confie. C est difficile . Merci à vous

  3. Ce soir, j’ai compris que la pression sociale dont vous parlez, c’est uniquement à moi-même que je la dois …
    À 29 ans, et après plusieurs relations longues, je me dis qu’il serait temps que j’avance sur le plan sentimental ! Parce que je rêve d’une vie de famille depuis mon adolescence !
    Mais aujourd’hui, je vais apprendre à lâcher prise, à me laisser porter par le hasard de la vie …
    Merci pour votre article !

  4. L’article est très riche mais qu’il convient de nuancer en fonction de la situation géographique.
    Ce qui se comprend aisément en hexagone ne l’est pas forcément pour d’autres continents toujours plongés dans une certaine culture.
    Merci pour l’article!

  5. Oui c est réel ce que vous dites ma fille 30ans elle verrouille sa vie privée , me fait partager que son travail , c est vrai qu avec ma propre mère je partageais davantage ,depuis Qq mois ma fille est devenue de plus en plus ´ sécréte moins empathique aussi , pour une mère on se dit est ce qu elle est heureuse ? Depuis 4 ans pas de compagnon des amis travail et autre je ne sais pas puisqu elle m a dit que sa vie privée la regarde , la question couple et bébé je la sens pas prête à assumer cela pour l instant , quand vous parlez de pression c est vrai quand on sait que le nombre d ovules baissent chez les femmes après 30ans …j y pense ..je prends du recul et je me dis que je lui ai donné toutes les cartes pour mener sa vie , elle la trace comme elle le souhaite , en tant que mère je suis très relationnelle et empathique j ai du mal à ne pas retrouver ces qualités chez ma fille au fil du temps , d autant qu elle était très rieuse avant 15ans , j éprouve même de l inquiétude pourquoi deviens t elle secrète et sèche a mon égard avec les autres je ne sais pas ? Comment faire ? Lui dire mes ressentis ?

    • Bonjour Diane,
      Elle se ferme à vous, peut être à cause de la pression consciente ou inconsciente qu’elle ressent. Ou bien il pourrait y avoir d’autres raisons. Imaginons qu’elle opte pour une relation homosexuelle, elle pourrait préférer vous le cacher pour ne pas vous faire souffrir. Cela pourrait bien sûr être une toute autre raison.
      Je ne vous conseille pas de lui faire part de votre inquiétude car cela lui mettra encore plus de pression. En revanche, vous pourriez aborder le sujet sous un autre angle. Lui demander pourquoi elle ne partage rien avec vous ? Elle pourrait alors vous en expliquer la raison. Ne faites pas de suppositions en lui posant la question. Demandez-lui tout simplement : « pourquoi ne partages-tu rien avec moi de ta vie privée ? ».
      J’espère que cela vous aidera.
      Sandrino

  6. Bonsoir Sandrino
    Moi, j’ai 52 ans. 3 enfants. De 2 unions (16 ans et 13 ans) Célibataire depuis 2 ans et demi. Mes parents me disent toujours : j’espère que tu vas rencontrer le bon. Oui, j’aimerais bien rencontrer la personne qui va partager mon dernier chemin de vie. Mais, je me dis que j’ai de la chance d’avoir vécue des histoires d’amour longues. Je pense que vivre tous les jours, depuis plus de 50 ans, une vrai histoire qui fait vibrer? ce n’est pas vrai. C’est plutôt un attachement. La peur de qq chose. En tout cas d’être seul, probablement. Alors, oui,comme tu dis il y a du bon et du mauvais dans les 2 cas de figure. Depuis 2 ans et demi que je suis célibataire, je sors, retourne au cours de danse (de salon) ou j’ai rencontré mon cavalier plus jeune que moi. Nous avons eu une histoire de qqs mois. Sur facebook, j’ai rencontré un ex e 35 ans en arrière et nous avons eu une histoire. Et d’autres… Cest rassurant de voir que l’on plait toujours à 52 ans. Et parfois, oui, j’aimerai bien rencontrer quelqu’un qui me correspond pour une dernière longue histoire d’amour. Je suis d’accord avec toi, c’est lorsque nous sommes serein que les choses arrivent. J’ai toujours rencontré. Alors, je me dis que peut être en ce moment, j’ai besoin de plaire. Une 2ème jeunesse et la vie m’apporte ce dont j’ai besoin. Et puis, un jour, l’homme qui partagera mon dernier chemin de vie apparaîtra. Lorsque je serai vraiment prête. J’ai l’envie, mais suis-je prêtre??…. Parfois, je suis triste tout de même (la peur de finir seule, probablement)f. Puis être avec quelqu’un qui te correspond c’est tellement bon. Je connais. En tout cas merci pour tes articles. Merci pour ta générosité de coeeur.

    • Bonjour Véronique,
      tout d’abord, je suis heureux de savoir que tu apprécies mes articles 🙂
      Tu as la bonne approche. Tu as vécu de longues histoires, de belles choses en couple, tu as eu deux enfants. Et maintenant, tu t’amuses. Le seul point négatif, c’est systématiquement la peur du futur. Mais tu ne devrais pas avoir peur. Il y a de belles choses qui se passent dans ta vie. C’est quand on arrête de se poser des questions sur le futur que l’on peut pleinement profiter du présent. Ne te pose pas de questions sur le futur, n’aie peur de rien. Car c’est la seule chose qui te sépare du bonheur. Si tu n’as pas peur, tu te sentiras bien dans ta peau et dans ta vie et tu attireras à toi l’homme avec qui tu aimerais partager un dernier petit bout de route… 🙂
      Sandrino

  7. Merci, Sandrino. J’aime ton approche des relations humaines. Tu explique bien et sais y mettre le ton. Pas de bla bla ni de poudre de perlimpinpin!! La vérité. Tu es authentique et ça ce n’est pas permis à tout le monde.
    Je n’ai pas besoin d’aide pour le moment, mais je garde en mémoire : Toi. Si un jour le besoin se fait ressentir.
    Encore merci
    Avec toute ma bienveillance

    Véronique

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